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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 11:58

 

  Chine 2  chine.png 

  

 

15 au 20 mars 2011

              Retour à Pékin

 

 

 

        Un séjour de quelques jours à Pékin, où je m'offre le passage du permis de conduire chinois le jour même de mon anniversaire. Cadeau qui se mérite car j'ai dû y faire un aller-retour dans la journée pour m'inscrire à l'examen quinze jours plus tôt, acheter les manuels du code chinois traduits en français et en anglais et bachoter pendant deux semaines après m'être résolu à le passer en anglais car la version française est ubuesque, on ne comprend pas les questions, encore moins les réponses!...C'est un QCM de 1315 questions générales possibles pour le permis auto et il fallait avoir 90 bonnes réponses sur 100 questions à l'examen. Un tiers des questions a trait à la réglementation administrative et aux différentes amendes encourues en cas de non respect des réglementations. Autant dire que ce n'était pas très réjouissant ni très valorisant à apprendre. Mais enfin je l'ai eu du premier coup et je peux conduire en Chine. En tant que résident, je n'ai pas besoin de passer un examen de conduite pratique, le permis français étant reconnu pour la pratique si plus vieux que 4 ans.

 

Mon permis de conduire chinois

                                            

                                                 Mon permis de conduire chinois.

 

       Je ne résiste pas au plaisir de vous le montrer, d'autant que c'est le troisième après le permis français (il y a plus de 40 ans) et celui passé aux USA (il y a 22 ans). On va pouvoir sortir de Nanchang, à condition toutefois d'avoir un véhicule disponible, ce qui n'est pas gagné.
On a mis à profit ce séjour pour visiter les Tombeaux des Ming situés à l'extérieur de Pékin, ce qui nous a donné l'occasion d'échapper pour quelques heures à la pollution et aux embouteillages de la capitale. De plus, le temps était magnifique, ciel bleu et soleil éclatant. L'Allée Sacrée est impressionnante avec ses statues géantes de chaque côté en parfaite symétrie et les tombeaux monuments disséminés dans les vallées et collines environnantes. Puis on a fait un tour au zoo de Pékin, surtout pour voir les pandas géants à l'avenir incertain. Même si c'est triste de voir ces bêtes en cage, c'est malheureusement peut-être le seul moyen d'assurer la survie de l'espèce. En cela, Chantal a peut-être raison. Notre amie Guimei nous accompagnait et on s'est promenés dans les hutongs du nord de la ville avant de visiter la résidence du prince Gong qui est une Cité Interdite en modèle réduit avec ses collines, ses grottes, ses plans d'eau et ses pavillons dans le plus pur style chinois. Pour être complet, on a entrecoupé ces visites par des séances de shopping au cours desquelles on a eu l'occasion de faire chauffer nos CB et on s'est offert un dîner dans le restaurant "Au canard laqué" le plus huppé de Pékin. Mais le temps passe si vite et c'est déjà dimanche et l'heure de reprendre l'avion pour Nanchang. Carpe diem. Demain est un autre jour! de boulot...

 

 

 

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11 avril 2011

              En visitant le Jiangxi

 

 

 

       Il n'y a pas à dire, la mobilité ça change la vie! Maintenant, avec le permis de conduire chinois en poche, on peut sortir des limites de la ville et aller explorer les alentours, voir plus. Dès le premier week-end, on est donc partis visiter la montagne Lushan située à une centaine de km de Nanchang. Cette montagne et le parc naturel protégé qui l'entoure, fait partie des lieux mythiques de l'histoire ancienne et récente de la Chine. Elle a été le refuge de nombre d'érudits persécutés ou en disgrâce sous les différentes dynasties et une base importante pour la conquête du pouvoir par les communistes de Mao contre le Kuomintang de Chang Kaï chek. Mais l'intérêt majeur de cette sortie fut de pouvoir admirer des paysages magnifiques de forêts, de lacs, de cascades et de sommets embrumés.

 

Vue depuis le mont Lushan

 

                                                          Vue depuis le Mont Lushan

 

        Le parc qui est immense et interdit aux voitures, est parcouru de sentiers pour des promenades pédestres qui aboutissent à des points de vues panoramiques où à des vestiges historiques. Il y a des accès aménagés avec des escaliers très raides et même un télésiège qui relie deux vallées. Il faudra qu'on y retourne car on ne peut pas tout voir en une journée ni même en une semaine. Ce fut un bon bol d'air pur loin de la pollution de Nanchang.
Le week-end suivant on a poussé jusqu'à la ville de Jiujiang, chef-lieu du comté dont dépend l'usine où je travaille. C'est une petite ville de 600000 habitants baignée par le fleuve Yangtze, qui est aussi le principal axe économique de la Chine.

 

Pont du Yangtze a Jiujiang

 

                                                          Pont du Yangtze à Jiujiang

 

       Le pont (à péage)qui l'enjambe est impressionnant par sa hauteur et sa longueur et le traffic de camions dans les deux sens. Comme souvent ici, la rive du fleuve est joliment aménagée en promenade et la ville possède aussi des parcs qui renaissent avec le printemps. On visite les quelques constructions anciennes éparpillées le long du Yangtze, pagode et pavillons avec une collection de figurines historique en faïence, spécialité de la région. Sur le chemin du retour, on aperçoit des tombes fraîchement décorées de couronnes et de bouquets de fleurs en papier multicolore en l'honneur de la Fête des morts, équivalent de notre Toussaint. 

 

 

 

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  3 mai 2011

 

               Dans le nord-est du Jiangxi.

 

 

 

         Le week-end prolongé du 1er mai (3 jours) nous a donné l'occasion de partir aux confins nord-est de la province du Jiangxi. Si la route en voiture est assez longue et fatiguante, il faut être très vigilant au volant car les automobilistes chinois conduisent de manière imprévisible, nous avons été payés en retour par la beauté des paysages que nous avons vus. Cette région montagneuse est réputée dans toute la Chine pour ses villages à l'architecture préservée depuis l' époque des Ming et des Qing, soit plus de quatre siècles. Il est d'ailleurs amusant de constater que pour visiter ces villages hors du temps, on utilise un système de reconnaissance digitale hi-tech pour le controle des pass d'entrées des touristes. Ces villages sont éparpillés dans les vallées autour de la ville de Wuyuan qui en est le centre administratif et touristique. La riziculture domine largement l'agriculture de la région et tout le travail se fait manuellement, les paysans n'ayant visiblement pas les moyens d'utiliser des machines, la petite taille des lopins de terre expliquant aussi le manque de mécanisation. Les plus chanceux utilisent des buffles placides pour labourer leur rizière avec une charue en bois à soc unique qu'ils amènent sur l'épaule.

 

 Paysan au travaill dans la riziere 

                                                 Paysan au travaill dans la rizière.

 

      Je me suis dit que si les autorités décrétaient un remembrement, John Deer pourrait faire un malheur ici, mais ce n'est visiblement pas d'actualité. L'autre activité principale est la culture du thé et c'est justement la période de la cueillette. Ce sont les femmes qui s'en chargent et on peut voir les rangées de théiers sur les pentes des collines envahies par les femmes courbées cueillant le précieux thé feuille à feuille. La visite de ces villages pittoresques regroupés pour perpétuer d'anciennes traditions nous rappelle l'écomusee de notre région d'Alsace.

Le troisième jour nous avons visité la ville de Jingdezhen, capitale de la céramique et de la porcelaine chinoise. Toute la ville ne vit que par et pour cette activité dont les produits alimentent le monde entier. Le Musée de la céramique impériale abrite une manufacture de porcelaine toujours en activité et on peut y voir à l'oeuvre des artisans qui sont de véritables artistes.

 

  Artisan au travail au musee de la ceramique de Jingdezhen

 

                   Artisan au travail au musée de la céramique de Jingdezhen.

  

     Ils produisent des pièces uniques sur commande mais aussi des vases de toutes tailles et de toutes formes, des services à thé, des plats et d'autres pièces qui sont vendues sur place à des prix suffisamment élevés pour dissuader Chantal de remplir le coffre de la voiture. La partie la plus intéressante a été de voir les fours en activité et le processus de fabrication depuis la glaise jusqu'à la théière avec laquelle on vous sert le réputé thé régional Wulong. Etant les seuls étrangers du lieu, on a même eu le privilège de se faire interviewer par la télé locale qui faisait un reportage pour promouvoir les centres d'intérêt de la ville de Jingdezhen. Le cadre de ce musée vivant situé dans un grand parc est magnifique, avec un petit lac, de la verdure et des plantations de bambous dont l'ombre et la fraicheur doivent être encore plus appréciés par les grandes chaleurs estivales. Les jardins Qing abritent un petit temple dédié à la déesse protectrice des artisans et le quartier d'époque Ming une galerie couverte et un pavillon en bois où sont donnés des concerts de musique traditionnelle chinoise.
Pendant ces trois jours, nous étions accompagnés par Lisa, une étudiante de l'université de Nanchang et qui est notre professeur de chinois. Elle nous a servi de guide et d'interprète ce qui nous a grandement facilité les contacts avec la population locale.

 

 

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                  18 mai 2011

              Wuhan, Hubei

 

 

 

       On a passé un week-end de 3 jours à Wuhan, capitale de la province du Hubei, à 380km de Nanchang par l'autoroute. Cette ville de 9,5 millions d'habitants est en fait le résultat de la réunion de trois villes, Wuchang, Hanyang et Hankou situées sur les rives du fleuve Yangtze et de la rivière Han. La raison de ce voyage était de s'inscrire au consulat sur la liste des résidents français à l'étranger et de nous faire délivrer une carte consulaire , ce qui fut fait dès notre inscription. On a profité du reste de notre temps pour visiter la ville et ses principaux monuments, à commencer par la Tour de la Grue Jaune qui domine la ville et le fleuve Yangtze. Wuhan est une des villes les plus chaudes de Chine et les nombreux lacs dans et autour de la ville aident à supporter la chaleur ambiante, il y fait déjà plus de 30˚C. Une promenade sur le bord du Lac de l'Est était donc toute justifiée, d'autant que le parc ombragé sur sa berge est joliment aménagé avec des plantes et des arbres rares et des statues et stèles dédiées à la gloire des héros locaux et du Yangtze. Le Quartier des Concessions a conservé quelques bâtiments de la période coloniale.

 

 La Tour de la Grue Jaune a Wuhan

   

                                                   La Tour de la Grue Jaune à Wuhan.

 

        Pour ne pas déroger à nos habitudes, on a aussi visité plusieurs temples dont le réputé temple Guiyuan qui est un des plus grands temples bouddhiste de Chine. Au temple taoïste Changchun, on a pu assister à une leçon de Kung Fu donnée par un professeur à des enfants qui semblaient déjà bien maîtriser cet art martial malgré leur jeune âge. La ville est plus touristique et animée que Nanchang et on a pu goûter aux spécialités locales (pas toujours pour notre plaisir) dans la rue Jiqing où les petits restaurants abondent ainsi que dans le passage Shouyiyuan. Mais on a aussi fêté nos 42 ans de mariage dans un grand restaurant avec pour une fois un menu, un vin et un service à la française, un évènement qui restera dans nos souvenirs. Pour finir notre séjour à Wuhan en beauté, nous avons traversé le mythique Yangtze à pied (1,7km quand même) sur le premier pont qui y a été construit. Dès notre retour à Nanchang, je prépare notre voyage à Tang Gu pour le mariage du fils de notre amie Guimei et notre équipée vers Datong et peut-être Hong Kong.

 

 

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            Du 26 au 29 mai 2011

 

                                                                                                                                                                        

               Le mariage, la famille, les amis

 

 

 

     Encore des vacances qui nous entraînent d'abord à Tang Gu chez Guimei. Voilà le grand jour arrivé pour notre amie Guimei qui a marié son fils unique. Les préparatifs l'ont occupée depuis plusieurs mois, et ce fut un mariage grandiose réussi pour toute la famille et les invités, on était près de 300, soit 30 tables dans un grand hôtel de Tianjin. Un ex-collègue de travail et ami, qui a connu Guimei il y a trente ans comme moi quand on a travaillé en Chine, est même venu de France avec son épouse pour assister à la fête. Nous avons vécu ce mariage chinois à la fois traditionnel et moderne avec notre amie qui nous en a expliqué les rites et les coulisses.

 

  Mariage-de-Liu-Nin-et-Feng-Sha.jpg

 

                                                       Mariage de Liu Nin et Feng Sha.

 

        Si les mariés affichaient leur bonheur, on a aussi eu droit à la séquence émotion au cours de la cérémonie quand Guimei et Zhong Bin ont compris que leur fils quittait le foyer familial pour fonder le sien, de même pour les parents de la jeune mariée. Les festivités avaient commencé la veille par un banquet dans un restaurant de Tang Gu aux spécialités de fruits de mer et se sont poursuivies pendant deux jours, Guimei s'occupant des invités dont certains ont fait plus de 1500 km pour être là. Comme prévu, tout s'est déroulé sans une anicroche et notre amie peut maintenant se reposer et déstresser. Quand à nous, il nous faudra plusieurs jours de régime pour éliminer tout ce que nous avons emmagasiné pendant ces jours de liesse. Pour déculpabiliser, nous nous sommes imposés une journée de promenade dans les rues de Tianjin avant de quitter notre amie pour prendre un train de nuit pour Datong où nous avons des choses à voir, après avoir pris congé de nos amis et avoir souhaité longue et heureuse vie aux jeunes mariés.

 

 

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   Du 30 mai au 5 juin 2011

 

                    

               Datong, les grottes de Yungang, le Shanxi

 

 

 

        C'est sur les recommandations d'un ami, Claude M., que j'ai programmé ce voyage au Shanxi où nous avions déjà fait une incursion en allant visiter la ville fortifiée de Pingyao. Il m'avait fortement incité à aller voir les grottes de Yungang taillées dans la falaise de la montagne et les mille Bouddhas qui les ornent. Je ne regrette pas le voyage car effectivement ce site vieux de près de 15 siècles est de toute beauté.

 

Les grottes de Yungang

 

                                                            Les grottes de Yungang.

 

        Cet endroit témoigne de la pénétration du bouddhisme en Chine et de son établissement en tant que religion d'état au même titre que le taoïsme et le confucianisme. Ces grottes ont été creusées et les statues de Bouddha sculptées dans la roche en l'espace de 65 ans. Un tel chef-d'oeuvre nous laisse pantois si on songe aux moyens et aux conditions de travail de l'époque. Bien sûr il y a les ravages du temps mais certaines statues sont dans un état superbe de même que des fresques et les fidèles ne manquent pas de les célébrer.
En allant vers la montagne de Mian shan dans le sud, je n'ai pas manqué de m'arrêter au col de Yanmen près de vestiges de la Grande Muraille que Claude m'avait signalés. Ces pans de mur de terre et ruines de tours ne sont pas rénovés et ne connaissent pas l'afflux des touristes.

 

 Vestiges-de-la-Grande-Muraille-au-Yanmen-Guan.jpg

 

                           Vestiges de la Grande Muraille au Yanmen Guan.

 

        Il y a longtemps que les briques ont servi à construire les maisons des villages qui les côtoient. Mais les restes de la Grande Muraille sont toujours impressionnants et majestueux sur la ligne de crête des montagnes voisines.

L'étape suivante est la montagne de Mian shan (ce qui est un pléonasme car "shan" veut dire "montagne" en chinois) et les monastères et temples suspendus qui s'y trouvent. C'est mon ami Michel qui a suscité l'envie de venir ici après m'avoir envoyé une présentation Powerpoint sur le Shanxi. J'ai pu retrouver le nom de l'endroit grâce à la traduction des caractères qui figuraient sur le fronton de la porte. Après une montée en voiture longue et très sinueuse avec des pentes de plus de 10%, nous arrivons sur le site qui nous laisse sans voix. Une fois de plus les qualificatifs paraissent dérisoires face à la vue offerte sur les flancs de la montagne, la plaine à des centaines de mètres plus bas, et la route en corniche qui surplombe la vallée encaissée que nous allons suivre jusqu'au bout pour rejoindre notre hôtel. Les paysages sont grandioses sous un soleil éclatant. Nous sommes en semaine et il n'y a pas beaucoup de touristes, on est les seuls étrangers et les "Hello" fusent à notre passage, il y en a qui ne se gênent pas pour prendre Chantal en photo avec leur portable, l'effet cheveux blonds! On commence la visite des différents temples et il y a du pain sur la planche!

 

 Mian-shan.jpg

   

                                                                               Mian shan.

 

       Ce site historique exceptionnel réunit les trois religions taoïste, confucianiste et bouddhiste avec des temples et monastères en activité dédiés à chacune d'entre elles. La plupart des édifices ont été restaurés dans le plus pur style de l'architecture chinoise ancienne mais c'est la hauteur vertigineuse à laquelle sont implantés les bâtiments à flanc de falaise qui est impressionnante. Les visites se méritent au nombre de marches grimpées et il y en a des centaines, autant dire qu'à la fin de la journée on avait les jambes plus qu'un peu fourbues. Et on a remis cela le lendemain. Ce qui est exceptionnel en plus des temples c'est la nature à l'état pur, sans pollution, et la beauté de la flore; les sentiers forestiers procurent un abri ombragé bienvenu après quelques heures de marche et de montées et les cascades des torrents sont aussi appréciées pour leur fraîcheur. On regrettera juste l'aménagement un peu trop kitch à notre goût de quelques sites naturels agrémentés de dragons, buffles et oiseaux en ciment. En définitive, encore un lieu enchanteur à emmagasiner dans nos souvenirs.
On a poursuivi les jours suivants par la visite du temple suspendu de Xuankong Si dans les montagnes de Hengshan, sujets au vertige s'abstenir et attention à la tête, même des chinois se cognent aux frontons de portes et de passage et on ne passe dans certains couloirs qu'à la queuleuleu.

 

Le-temple-suspendu-de-Xuankong-Si.jpg

 

                                         Le temple suspendu de Xuankong Si.

 

       On se demande par quel miracle? la construction reste accrochée à la falaise et ne s'affaisse pas sous le nombre des visiteurs. En quittant ensuite la montagne vers la ville de Yingxian on a pu se rendre compte que là aussi la modernité n'a pas pénétré toutes les campagnes et que la vie est fruste dans les villages aux maisons en torchis écrasés sous le soleil. Cela ne nous empêche pas d'admirer la pagode en bois de Yingxian, vieille de mille ans et haute de près de 70m.

 

                          La-pagode-en-bois-du-Temple-Sakya-de-Ying-Xian-Fu-Gong.jpg

 

           La pagode en bois du Temple Sakya de Ying Xian Fu Gong.

 

       Cette pagode qui a résisté au temps est un chef-d'oeuvre des charpentiers de l'époque et a été construite sans un clou! Tout le quartier autour de la pagode est en rénovation et on attend beaucoup du développement du tourisme dans la région. Revenus à Datong, on a encore visité les temples de Shanhua et Di Jun Miao, les monastères de Huayan et Fahua, la Tour du Tambour et nous nous sommes promenés sur les remparts autour de la vieille ville qui sont aussi en cours de rénovation ou de construction, on ne sait trop. On termine notre séjour à Datong en allant contempler les neuf dragons de Jiulong, la fresque de céramique la plus imposante de Chine par ses dimensions, 45,5m de long, 8m de haut et 2m de large. Bien qu'on ait vu beaucoup de choses en dehors des circuits touristiques habituels, nous sommes conscients d'en manquer encore plus et que le Shanxi recèle des richesses qui ne demandent qu'à être explorées. Mais on doit déjà partir, prendre le train pour Pékin et de là un vol pour Hong Kong que nous allons redécouvrir trente ans après notre dernier séjour.

 

 

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Du 6 au 10 juin 2011

                    

                     

              Hong Kong

 

 

 

        Sans surprise, pour nous Hong Kong n'a pas beaucoup changé depuis trente ans. C'est toujours une ville trépidente, cosmopolite et très colorée. Certes, on a construit un nouvel aéroport et un Disneyland sur l'île de Lantau, un immense Centre Culturel à Kowloon et un Convention Center en face sur l'île de Hong Kong et d'autres buildings futuristes, mais le fond n'a pas changé. On est toujours abordé par les mêmes (ou leur descendants) tailleurs indiens qui vous proposent des costumes et chemises sur mesure, d'autres qui veulent absolument vous vendre des "copies" de montres de marque. Des façades ont été rénovées, d'autres enseignes sont apparues mais l'esprit est resté le même: tout s'achète et tout se vend, seul l'argent compte. Les bijouteries et les boutiques de luxe foisonnent à Central, sur Nathan Road les échoppes de contrefaçons pullulent sans complexe, et sur les marchés qui sont un bazar à ciel ouvert on peut humer tous les parfums de l'orient et goûter toutes les cuisines du monde. La rétrocession à la Chine n'y a rien changé, bien au contraire. Par contre, les gens sont beaucoup plus disciplinés qu'en Chine continentale, il n'y a pas de bousculade pour monter dans les transports en commun, les feux de circulation sont respectés et les queues sont même impressionnantes que ce soit pour prendre les bus ou les taxis. Un reste de l'éducation british sans doute, pourvu que cela dure...

 

 Hong-Kong.jpg

 

                                                                             Hong Kong.

 

       On a profité de ces quelques jours pour (re)visiter les différents quartiers de la péninsule de Kowloon et de l'île de Hong Kong, pour reprendre l'incontournable ferry pour traverser la baie et se promener sur Victoria Peak et sacrifier au rituel du shopping, nul n'est parfait. Sans oublier de déguster du pain et du fromage presque comme chez nous en France, le breakfast de notre hôtel est exceptionnel à cet égard. On a eu de la chance, on n'a essuyé qu'une averse pendant notre séjour, mais il y a une chaleur moite qui est assez pénible à supporter toute une journée et la douche en rentrant le soir à l'hôtel est un moment délicieux et la clim de la chambre est appréciée.

 

 

 

            Macao

 

 

 

       On n'a pas voulu manquer de retourner à Macao puisque la proximité de cette île nous en fournissait l'opportunité, on y a donc consacré une journée. Macao est certes plus petite, moins peuplée et plus pauvre que Hong Kong mais ce lieu a un charme que ce dernier n'a pas, le côté latin dû à la colonisation portugaise sans doute. Il y a beaucoup plus de vestiges anciens qu'à Hong Kong, l'histoire de plus de quatre siècles de colonisation portugaise expliquant cela. Par contre la ville a beaucoup changé, le front de mer a connu un boom immobilier depuis notre passage, et pas forcément du meilleur goût. Macao était déjà réputée pour être l'enfer du jeu, il y a maintenant une inflation de casinos qui procurent la plus grosse part des revenus de l'île.

 

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                                                   Façade de l'église Sao Paulo.

 

        Mais j'ai retrouvé avec plaisir les ruelles et les places à l'ancienne avec des bâtiments à taille humaine en centre ville et des monuments qui racontent l'histoire de cette partie du monde. En même temps les gens semblent bien moins speed qu'à Hong Kong et moins occidentalisés, on a du mal a se faire comprendre des chauffeurs de taxi, l'anglais n'étant pas pratiqué couramment, loin de là. Il y a aussi plus d'églises que de temples à visiter, les évangélisateurs Jésuites sont passés par là. On a bien aimé de pouvoir s'asseoir à une terrasse sur une place ombragée pour boire un rafraîchissement, ce qu'on ne trouve pas à faire à Hong Kong où chaque cm2 est utilisé pour monter un business.
Bref, ce fut une journée plaisante mais fatigante car sillonner les rues pavées en pente de la vieille ville ne ménage pas nos chevilles et nos jambes. Le retour en hydroglisseur rapide n'en fut que plus apprécié nous permettant de nous reposer un peu avant de retrouver Hong Kong et son rythme échevelé et ses lumières clinquantes.

 

 

          Hong Kong

 

 

 

        Après cet intermède à Macao, retour à la frénésie de Hong Kong. On consacre la dernière journée à se promener dans les parcs et à visiter quelques temples, loin de l'agitation urbaine. On peut au passage admirer le travail des artisans graveurs de sceaux et sculpteurs d'ivoire (on croyait que cela était interdit!), des orfèvres travaillant l'or et le jade. Il y a des pièces dont le prix affiché laisse rêveur, et pourtant il y a une clientèle de tycoons chinois pour s'offrir ce genre de choses. C'est le soir que les rues sont les plus animées, il devient difficile de circuler, il semble que tous les hongkongais sont dans la rue en plus des touristes, Nathan Road grouille comme une fourmilière. Les meilleures choses ayant une fin, nos petites vacances s'achevant, on rentre à l'hôtel préparer nos valises pour le retour à Nanchang. Dans un mois, nous irons à Pékin pour y accueillir trois de nos petits-enfants.

 

 

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Du 6 au 22 juillet 2011

 

 

            Pékin et Shanghai revisités en famille

 

 

 

     Eh oui, encore des vacances! Comme l'avancement du chantier ne suit pas le rythme de la préparation du démarrage, je suis encore obligé d'anticiper sur mes congés. Je ne m'en plains pas et nous en profitons pour faire venir à Pékin trois de nos "grands" petits-enfants, David, Marie et Lucie pour 15 jours. La cadette Fanny est encore trop petite pour quitter Papa, Maman. Ils arrivent comme prévu et nous sommes à l'aéroport pour les accueillir. Ils sont enchantés et même pas trop fatigués du voyage. Ça tombe bien car je leur ai concocté un programme assez chargé pour la première semaine, avec les visites "incontournables" lorsqu'on est pour la première fois à Pékin. On commence par la Place Tian'anmen et la Cité Interdite, suivi du Parc Beihai avec le temple et le stupa blanc sur la colline donnant une vue imprenable sur les toits de tuiles vernies de la Cité Interdite; ils peuvent se faire une idée de ce que c'est que du monde en un même lieu. Entre-temps, les aînés ont pris connaissance de leur très bons résultats du bac de français, ce qui rend tout de suite l'ambiance plus gaie. On enchaîne par la Grande Muraille à Jinshanling, un tronçon à l'écart des sentiers battus de Badaling et Simatai à trois heures de route de Pékin. On y fait un bon trek entre les tours de guet partiellement en ruines sur les crêtes des montagnes du Hebei, le tout sous un soleil de plomb.

 A-la-Grande-Muraille-a-Jinshanling.jpg

  

                                             A la Grande Muraille à Jinshanling.

 

     La suite est plus cool, moins physique, avec le Palais d'Été, le Temple du Ciel et le Temple des Lamas. Ces visites culturelles sont entrecoupées de promenades dans les hutongs, de séances de shopping dans la rue Wangfujing et Qianmen Dajie et le fameux Xiushui Silkmarket, point de passage obligé de tous les touristes en quête de la bonne affaire (hmm!surtout pour les vendeurs) pour ce qui est du textile ou des souvenirs Made in China. Pour ces visites, on utilise tous les moyens de transport disponibles, bus, taxi, métro, minivan de l'hôtel. Il fait très chaud mais malheureusement le ciel de Pékin est plombé par la pollution et on ne voit pas le soleil. Les enfants, Lucie 1,70m, Marie 1,80m et David qui culmine à 1,92m ne passent pas inaperçus et les sollicitations pour être photographiés en leur compagnie sont nombreuses, ce à quoi ils se prêtent volontiers avec quelque amusement, à la grande joie des autochtones. Une soirée est consacrée au spectacle des Arts Martiaux donné par les moines de Shaolin, connus de tous les fervents de kung-fu. L'étape suivante est Shanghai que je veux leur faire découvrir. Pour cela nous prenons le nouveau TGV Pékin-Shanghai dont la ligne vient d'être inaugurée cette semaine et dont tous les journaux télévisés ont parlé. Le plus éprouvant a été de faire la queue pour les billets à la Gare Centrale de Pékin, ils ne sont mis en vente que 10 jours avant le départ et il faut se présenter avec le passeport ou la carte d'identité pour les chinois. Heureusement on avait notre amie Guimei pour nous aider et nous avons pu organiser ce voyage sans anicroches.
Le voyage en train rapide a pris quand même 5h30 et nous sommes arrivés à Shanghai en début d'après-midi. L'hôtel choisi est situé en centre ville et après notre installation, nous partons pour faire découvrir la ville à nos petits-enfants. C'est dimanche et Nanjin road est noir de monde. On enchaîne les visites car on ne reste que deux jours à Shanghai avant de reprendre le TGV pour Tianjin et retrouver Guimei qui doit nous héberger chez elle à Tang Gu pour deux nuits. On fait la promenade obligatoire le long du Bund et on visite quelques immeubles historiques du Shanghai des années 1930, de la période des concessions étrangères d'avant-guerre.

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                                             Shanghai,sur le Bund devant Pudong.

 

      On passe sous la rivière Huangpu en métro pour aller à la ville nouvelle de Pudong et on se promène entre les immeubles de verre et d'acier qui s'élancent dans le ciel. On visite encore des parcs, des centres commerciaux ultra-modernes (encore le shopping!) et un temple, le tout entrecoupé par des haltes pour se désaltérer car il fait une chaleur étouffante. On refait les valises car il faut déjà se préparer pour reprendre le train.
Le retour vers Tianjin se déroule sans encombre et nous paraît même plus rapide qu'à l'aller. Guimei est là pour nous accueillir et nous traversons la ville pour reprendre un autre train rapide pour Tang Gu. On s'installe chez elle pour deux nuits; durant ces deux jours on visite le bazar de Tang Gu où les enfants complètent leurs achats de souvenirs et le quartier des boutiques.

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                                                                           Au revoir!

 

        On se promène sur la rive aménagée en parc de la rivière, les enfants sont encore sollicités pour des photos de groupe et de famille, même les grand-mères s'y mettent! Le dernier soir à Tang Gu nous dînons dans un grand restaurant avec Guimei et son mari. Le lendemain, il faut péniblement boucler les valises qui sont prêtes à exploser. Retour à Pékin encore avec le train rapide pour une dernière nuit au Novotel Sanyuan où Lucie n'en revient pas de trouver un gros Panda en peluche sur son lit! Et le lendemain c'est déjà le temps des adieux à l'aéroport de Pékin où nous nous quittons avant le contrôle de sécurité et juste après l'enregistrement des bagages. Pour les enfants les vacances ne sont heureusement pas terminées et ils pourront se reposer de leur séjour en Chine avec la famille au bord de la mer en Vendée. Ils sont attendus par les parents et leur petite soeur qui sont impatients d'entendre le récit de leurs aventures en Chine. Quant à nous, nous reprenons un vol pour Nanchang et comme les meilleures choses ayant une fin, je dois reprendre le travail lundi.

 

 

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Du 1er au 2 septembre 2011

 

 

               Suzhou, la Venise de la Chine

 

 

 

       Un jour de congé pour l'anniversaire de la fondation de Bluestar Chine et j'en reprends un autre pour avoir un grand grand week-end de quatre jours, direction Suzhou en passant par Shanghai. Un vol de soir saut de puce d'une heure quinze de Nanchang à Shanghai, la nuit à l'hôtel et le TGV le lendemain pour Suzhou, la ville qui se pare du nom de Venise de la Chine...Bon, avec la lagune, les palais, les vaporettos, les gondoles et les gondoliers, et les cathédrales en moins. Mais il y a les temples et les pagodes, et des canaux étroits! La mer est aussi plus loin. Et on y trouve facilement de vrais expressos, ce qui me la rend tout de suite plus attractive. Trêve de plaisanterie, la ville vaut surtout par la beauté de ses jardins réputés à juste titre pour les plus beaux de la Chine. Il y a la vieille ville parcourue par des canaux qu'enjambent des ponts en pierre millénaire, des rues dont les pavés sont polis depuis des siècles par les pas des promeneurs, un quartier de maisons basses traditionnelles encore préservé du béton.



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                                                     Pont sur un canal à Suzhou.

 

          Durant deux jours, nous avons parcouru les ruelles, longé les canaux de la vieille ville, visité des temples, des pagodes, les anciens remparts mais on s'est surtout promenés dans quelques jardins de toute beauté qui vous délassent du stress de la ville. Cerise sur le gâteau, il a fait beau et il n'y avait pas la horde de touristes habituelle. Mais Suzhou est aussi connue comme la capitale de la soie de Chine et nous avons pu visiter une manufacture de soie où nous avons pu voir le processus de fabrication de la soie depuis le dévidement des cocons jusqu'au tissu final. Ou on nous a aussi confirmé que les cocons une fois débarrassés de leur fil de soie se mangeaient frits et étaient très appréciés pour leurs qualités nutritives et même avaient des vertus médicinales. J'en déduis que dans le vers à soie, c'est comme dans le cochon: tout est bon! Mais on se contente des Dim Sum de Suzhou et des raviolis chinois pour nos repas. Dommage que les vieilles rues et les quais interdits aux voitures ne le soient aussi aussi aux motos et aux scooters électriques. Sans eux, la promenade serait beaucoup plus agréable. On va reprendre le TGV pour la prochaine étape, Hangzhou.

 

 

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Du 3 au 4 septembre 2011

            Hangzhou

 

 

 

          En descendant du train à la gare de Hangzhou on a d'abord été frappés par l'immense foule de voyageurs qui fréquente le lieu, on se croirait dans une ruche tellement ça va, ça vient, ça bourdonne. On prend tout de suite le billet de retour vers Shanghai pour le lendemain soir. C'est le week-end et beaucoup de shanghaiens viennent le passer près du lac de l'Ouest à Hangzhou. Autant dire que les trains vont être complets mais nous avons les billets. Nous délaissons la ville pour un hôtel près du lac à l'écart des bruits de la ville. L'endroit est très bucolique, en plein dans la verdure, exempt de la pollution habituelle. Hangzhou ne vaut que par le lac de l'Ouest car tous les monuments intéressants se trouvent tout autour et ce coin de nature est son principal atout. Tout de suite on visite la pagode Leifeng et heureuse surprise, on n'a même pas a monter des escaliers, il y a un escalator à l'exterieur et un ascenseur à l'intérieur, le luxe , comme quoi tout arrive! De là-haut, on a une vue imprenable sur le lac et la ville au loin. Puis nous entreprenons une marche autour du lac sur une promenade superbement aménagée. Nous empruntons la digue qui coupe une partie du lac en deux. Il y a des bateaux de toutes taille pour promener les touristes qui sont friands de ces mini-croisières si on en juge par les files d'attente devant les pontons. Mais il y en a aussi qui s'adonnent aux sports nautiques avec de petits bateaux à voile, au kayak, au canoë ou à la rame.

 

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                                                    Le lac de l'Ouest à Hangzhou.

 

         Les paysages sont très beaux, avec des ponts en pierre, des statues, des monuments disseminés ici et là. Beaucoup de ces monuments ont trait à l'histoire et aux légendes de la Chine ancienne. C'est sur un îlot du lac que nous choisissons un restaurant réputé pour dîner d'un succulent "poulet mendiant", poulet cuit dans des feuilles de lotus, spécialité de Hangzhou. Lever de bonne heure le lendemain malgré la fatigue de la marche de la veille pour visiter le site de Feilaifeng, situé dans les bois et sur les premiers contreforts bordant le lac. Le site est fantastique et nous rappelle les grottes de Datong, avec des bouddhas et des divinités tailles dans la roche il y a plus de mille ans et qui sont admirablement conservés. Tout près, le temple Lingyinsi reçoit des centaines de fidèles qui viennent vénérer un Bouddha de 6 mètres et les 500 Arhats dorés qui lui tiennent compagnie. De là on prend un télésiège qui nous emporte au sommet du Pic de Feilaifeng pour un panorama sur le lac, la ville de Hanzhou et les montagnes environnantes. On termine par la visite du village de Longjing qui produit un des quatre thés nobles de Chine. Et retour en TGV sur Shanghai pour un vol tardif vers Nanchang. Demain, boulot.

 

 

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10 septembre 2011

                

 

             Sortie au lac Zhe Lin pour la fête de la mi-automne

 

 

 

        Encore un week-end rallongé d'un jour (j'en connais qui vont être jaloux!). On fête la mi-automne du calendrier chinois. C'est une fête très populaire que l'on fête en famille et au cours de laquelle on mange des gâteaux préparés pour cet évènement, les "Moon cakes", Gâteaux de Lune. Les magasins regorgent de ces gâteaux et les boîtes plus belles les unes que les autres sont empilées jusqu'au plafond. Pour être francs, nous préférons le contenant au contenu, car ici la tradition est de mélanger le salé et le sucré, ce que nous apprécions s'agissant des plats, mais dans les gâteaux... La direction de l'usine en a offert une boîte à chaque français, et j'ai partagé la mienne entre les collègues de travail chinois, à leur grande joie! On fait une excursion d'une journée au lac Zhe Lin et on emmène nos collègues de travail chinois. Ils sont jeunes et n'ont ni permis ni voiture, c'est donc une bonne occasion pour eux de sortir de l'univers du travail. Ils sont tous logés dans des apparts situés dans l'enceinte de l'usine et ont très peu l'occasion de sortir.

 

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                             Sortie au lac Zhe Lin à la fête de la mi-automne.

 

       C'est une belle journée dans la nature qui enchante tout le monde. Nous traversons les îles, chacune est dédiée à une attraction différente: spectacles de danse, de chants, singes en liberté, fosse aux crocodiles, cage avec de superbes tigres, des serpents, des promenades en poneys pour les enfants, des bassins de pisciculture, des aires de repos et de jeux, des jardins, il y a même une île "secrète" avec une exposition pour l'éducation sexuelle! Le repas est un moment de détente où nos amis nous font apprécier leurs qualités vocales en nous interprétant des chansons du répertoire traditionnel chinois. Ils s'en donnent à coeur joie pour prendre des photos, il semble que c'est le sport national. Je leur ai prêté mon compact, la batterie n'a pas suffi jusqu'au soir tellement ils ont utilisé le zoom. La nature est belle et c'est très agréable de se promener dans ces îles que nous accostons en bateau. C'est avec une saine fatigue que le soir venu nous prenons le chemin du retour, on reprend le travail dans deux jours.
Mais je prépare déjà notre voyage au Laos pendant les congés de la Fête Nationale chinoise dans quinze jours, je ne veux pas rester bloqué à Nanchang pendant cette semaine-là, je vais même y rajouter une autre semaine pour visiter l'ancien royaume du million d'éléphants.

 

 

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12 au 14 octobre 2011

  

 

               Le Yunnan, Kunming et Shi Lin

 

 

        Après notre périple au Laos, on arrive à Kunming capitale de la province chinoise du Yunnan. C'est une grande ville moderne et on y retrouve un rythme de vie beaucoup plus trépident qu'au Laos. La ville et cette partie de la province se trouve sur un plateau à près de 2000m d'altitude. On n'y avait pas fait attention mais on s'en est rendu compte quand on a grimpé les escaliers qui mènent au sommet de la colline où se trouve le Temple d'Or, un très beau temple tout en bronze datant du XVIIème siècle. On était passablement essoufflés en arrivant en haut mais la vue sur Kunming et les montagnes tout autour en valait la peine. Le parc qui occupe la colline est comme d'habitude en Chine, magnifique, et est le lieu de promenade privilégié des habitants qui viennent y faire leurs exercices de gymnastique et d'arts martiaux.

 

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                                                          Le Temple d'Or à Kunming.

 

       On visite encore le temple Yuantong où se déroule une cérémonie bouddhiste et dont une partie est en rénovation. C'est assez surprenant d'entendre à l'extérieur du temple les psalmodies des fidèles et des bonzes pendant que nous les touristes nous visitons les temples et le monastère annexes. L'autre lieu où convergent les habitants de Kunming est le parc du lac Emeraude. En plus du lac et des jardins on y touve des attractions pour distraire les promeneurs mais c'est surtout un spectacle à ciel ouvert où les amateurs de musique, de chants et de danses viennent s'adonner à leur passion devant un public bon enfant.
Mais la perle de Kunming se trouve à près de 80km de là, à Shi Lin, littéralement la Forêt de Pierres. Ce sont des pics karstiques qui hérissent les bois et les collines environnantes sur plusieurs milliers d'hectares. Des sentiers permettent de se promener au milieu de ces pitons, avec quelquefois des passages très étroits où j'ai eu du mal à passer, n'ayant pas la sveltesse des chinois.

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   Shi Lin,la Forêt de Pierres.

 

       Ce lieu me rappelle Bryce Canyon, aux USA, les couleurs en moins. Mais il est magique, surtout par beau temps comme on a eu la chance de le voir. On peut y voir des vestiges marins fossilisés dans les roches calcaires grises. Cela fait drôle d'imaginer la mer à 2000m d'altitude! Certaines roches ont reçu des noms en rapport avec leur forme plus ou moins évidente: l'éléphant, le tigre, la face, etc...Il y a de quoi s'y promener pendant des heures et s'y perdre même si c'est superbement aménagé. L'endroit est d'ailleurs très réputé et fréquenté, on y est allés de bonne heure, les premières photos sont assez brumeuses. Mais les meilleures choses ayant une fin, il nous faut maintenant reprendre l'avion vers Nanchang pour y retrouver notre petit nid. Je reprends le travail lundi.

 

 

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Du 1er au 11 décembre 2011

            

 

              Retour dans le Yunnan, Lijiang et les monts du Dragon de Jade

 

 

 

         Eh bien voilà, encore des vacances à prendre, donc direction le Yunnan qu'on avait entrevu à notre retour du Laos. Tous les guides en disent le plus grand bien et le climat y est encore plaisant. Vols Nanchang - Kunming puis Lijiang où nous arrivons en fin d'après-midi. On aurait mieux fait de prendre nos sacs à dos car traîner la valise à roulettes sur les pavés de la vieille ville n'est pas de tout repos. Enfin on arrive à notre hôtel après avoir acquitté un droit d'entrée de 80 RMB par personne pour avoir le droit d'arpenter les ruelles piétonnes de l'ancienne ville. Mais cela en vaut largement la peine car nous trouvons cet endroit charmant pour ne pas dire magnifique. C'est la ville traditionnelle chinoise la plus belle qu'il nous a été donnée de voir jusqu'à présent et pourtant nous en avons déjà vues! Elle est située à 2400m d'altitude et nous bénéficions d'un temps avec une luminosité et un ciel bleu qui nous change de la brume hivernale de Nanchang. On se lance sans tarder à la découverte de la vieille ville avec ses maisons en pierre et en bois sculptés et peintes en rouge.

 

Lijiang

                                           

                                Lijiang.

 

           Il y a bien sûr des touristes chinois mais ce n'est heureusement pas la haute saison. La vieille ville est parcourue de canaux qu'enjambent des ponts en pierre de plusieurs siècles, cela nous rappelle Suzhou mais en plus grand et mieux tenu. Une boutique occupe le rez-de-chaussée de chaque maison alors que l'étage est dévolu au logement familial. Les commerces ouvrent directement sur la rue et sont fermées le soir avec des volets en bois dont certains sont des oeuvres d'art et qui sont démontés chaque jour. La ville est dominée par la cime de la montagne du Dragon de Jade dont le sommet enneigé culmine à près de 5500m. Le deuxième jour nous nous contentons de grimper la Colline du Lion et de monter les étages de la pagode Wanggu d'où nous avons une vue superbe sur les toits de la vieille ville et les monts du Dragon de Jade. Auparavent on a visité la résidence des Mu, une sorte de mini Cité Interdite dont les jardins et les pavillons grimpent aussi sur la Colline du Lion. Le marché de la vieille ville est haut en couleurs et en odeurs de tous les produits du Yunnan et les femmes font leur marché avec une hotte sur le dos, certaines en costume traditionnel de la minorité Naxi qui est la plus importante ici. Nous goûtons à l'excellente cuisine locale bien moins épicée que celle du Jiangxi et écoutons la musique traditionnelle Naxi qui est jouée et chantée dans les restos et bars de la ville. Il y a des animations de danses folkloriques sur la place principale. On remarque quand même que s'il y a des touristes chinois, il n'y a pas beaucoup d'étrangers, est-ce la période ou parce que le Yunnan n'est pas encore une destination très courue?

 

 

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              Le Yunnan, Baisha et les monts du Dragon de Jade.

 

 

 

       On consacre une journée entière à la nature en allant se rapprocher de la montagne du Dragon de Jade, dans le parc protégé du même nom. On monte en télésiège à 3800m à la prairie des yacks qui sont descendus pour l'hiver. Il y fait frais mais heureusement il n'y a pas beaucoup de vent; le spectacle est superbe, on respire l'air pur à pleins poumons et on goûte au lait de yack pour nous réchauffer. On visite un monastère tibétain avant de redescendre admirer la couleur bleue des lacs alimentés par l'eau des glaciers.

 

  

                                                  

Les monts du Dragon de Jade.

 

        On est à 3000m d'altitude et on ne ressent aucun mal de tête, les deux jours à Lijiang auraient-ils suffi à nous acclimater? On profite du retour vers Lijiang pour s'arrêter à Baisha, un village Naxi authentique où la vie des paysans s'écoule hors de l'agitation moderne, même s'ils reçoivent des visiteurs de passage. Nous faisons la rencontre du célèbre docteur Ho, spécialiste de la médecine traditionnelle chinoise par les plantes et dont la renommée a dépassé les frontières de la Chine, plusieurs chaînes de TV étrangères lui ont consacré des reportages. Il nous reçoit comme si nous nous connaissions depuis toujours et nous fait même la surprise de parler quelques mots de français. A 88 ans, c'est un personnage pittoresque et très attachant, on regretterait presque d'être en bonne santé pour avoir besoin de ses services. La porte de son "cabinet" est ouverte sur la rue et je l'ai vu faire la préparation de ses remèdes et calligraphier son ordonnance au pinceau, à l'ancienne, pour ses patients. On visite encore quelques temples et monastères dans les environs avant d'asssiter à un spectacle de danses et de chants folkloriques Naxi.

 

                                                                              

 

                      Le parc de l'étang du Dragon Noir.

 

    Le dernier jour à Lijiang on va se promener au parc de l'étang du Dragon Noir qui est superbe avec les couleurs de l'automne et dont les eaux alimentées par des sources sont si pures qu'elles sont très appréciées des locaux qui viennent y faire le plein de bouteilles en plastique et d'autres contenants. Le parc est d'autant plus beau qu'il bénéficie de la vue sur la montagne du Dragon de Jade en toile de fond. Il y a là le Musée de la culture Dongba, la religion des Naxis, un mélange de chamanisme et de bouddhisme encore très vivant et dont la pratique a même tendance à se développer. Il fait beau et on prend plaisir à écouter de la musique Naxi tout en regardant les promeneurs déambuler dans le parc. mais il nous faut prendre le train pour Dali, qui se trouve à 170km plus au sud, au bord du grand lac Erhai.

 

 

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         Le Yunnan, Dali et le lac Erhai

 

 

      On arrive à Dali après 2h de train en fin d'après-midi. Le taxi nous dépose dans la vieille ville et nous devons trouver notre hôtel, ce qui n'est pas facile car il y a très peu d'anglophiles ici. Enfin on le trouve par hasard et nous sommes agréablement surpris par la qualité de l'accueil et surtout de la chambre. Le YinFeng hotel à moins de 20€ la chambre double tout confort est à recommander. La vieille ville fortifiée de Dali est enserrée entre la chaîne des monts Cangshan à l'ouest et le lac Erhai à l'est. C'est une ville au passé historique très riche dans l'histoire de la Chine du sud et de la minorité Bai qui est majoritaire dans la région. C'est aussi un lieu très prisé des touristes chinois, on s'en rend très vite compte. On fait le tour des remparts et des portes fortifiées qui donnent le cachet ancien à la cité. Les rues s'animent le matin à l'ouverture des boutiques comme c'était déjà le cas à Lijiang. Mais le symbole de Dali se trouve à l'extérieur des murs, au pied des montagnes Cangshan qui culminent à plus de 4000m. Ce sont les Trois Pagodes du temple Chongsheng.

 

  

 

Les Trois Pagodes du temple Chongsheng

 

      La visite du temple est un passage obligé pour tout visiteur de Dali qui se respecte et nous ne dérogeons pas à la règle. D'autant que nous pouvons admirer l'organisation à la chinoise pour amener les touristes, moyennant 25 RMB en plus des 121 ? RMB pour prix de l'entrée du site, au plus près du temple en voiture électrique. C'est une ronde sans fin de ces voiturettes qui crachent leur cargaison de touristes tant il y a des amateurs pour honorer ce lieu et dont on peut mesurer la ferveur à la fumée dégagée par les brûle-encens situés devant le temple principal. Le parc est comme toujours magnifique et un soleil éclatant étant de la partie, nous ne regrettons pas notre après-midi. 
Puis nous allons faire le tour du lac Erhai. On traverse des villages Bai, on visite des maisons de cette ethnie dont les traditions sont toujours vivaces et qui sont surtout perpétuées par les femmes. Là, on est sorti des sentiers battus du tourisme de masse et on peut apprécier la dure vie de ces paysans et pêcheurs qui peuplent les rives du lac. On remarque que les femmes sont affectées aux travaux les plus durs, que ce soit sur les chantiers de construction ou dans les champs.

 

  

 

Pêche au cormoran sur le lac Erhai

 

      Nous succombons quand même à une attraction organisée sur le lac pour les touristes, à savoir une démonstration de pêche au cormoran. Après tout je me suis dit qu'il valait mieux préserver cette manière de pêcher artisanale plutôt que la pêche avec des filets. Cela nous a permis de faire un tour de bateau (à rames, manoeuvrées par une femme) sur le lac ce qui n'était pas désagréable par le beau temps que l'on avait. Le paysage avec les montagnes Cangshan en arrière-plan était magnifique. En reprenant la route qui longe le lac, on a encore pu visiter des temples et des villages avant de revenir pour notre dernière nuit à Dali et de prendre un vol pour Jinghong, dans l'extrême sud du Yunnan.

 

 

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        Le Yunnan, Jinghong et le Xishuangbanna

 

 

     On est tout près de la Birmanie et du Laos et on s'en aperçoit tout de suite en arrivant à Jinghong, dernière grande ville chinoise avant la frontière. Il fait un temps chaud et ensoleillé ce qui ne gâte rien, il est vrai que nous sommes en région tropicale et que nous sommes descendus à 500m d'altitude. En plus de la végétation, l'architecture des bâtiments et des maisons ressemble beaucoup à ce que nous avons vus récemment au Laos et autrefois en Thaïlande. Notre premier contact est pour aller voir le Mékong qui traverse la ville, puis on se promène le nez au vent dans les rues animées du centre-ville. Mais l'intérêt de la région ne se situe pas dans l'agglomération mais à l'extérieur, dans les campagnes et sur les plateaux qui forment le Xishuangbanna, nom de cette région du sud du Yunnan. On va à la rencontre de plusieurs minorités qui vivent autour de Jinghong dans les montagnes environnantes. Ayant quitté les Bai à Dali, on trouve ici les Dai qui forment la majorité de la population locale avec leurs us et coutumes, leurs langues et leurs particularités vestimentaires surtout visibles chez les femmes. Contrairement au reste du Yunnan, le Xishuangbanna est favorisé sur le plan agraire puisqu'il est riche de la culture de la canne à sucre, du riz, des plantations d'hévéas, de bananeraies et surtout des meilleurs thés de Chine. On a pu ainsi découvrir un village Bulang où les maisons nouvellement construites grâce aux revenus de la culture du thé côtoient les maisons traditionnelles en bois.

 

                                                                                     

 

Femme Akhe du village d'Acton au Xishuangbanna

 

     La visite du seul village Akhe existant où vivent encore environ 1500 membres de cette ethnie nous a particulièrement touchés tant on a senti qu'ils représentaient ce qu'on est bien obligés d'appeler une race en voie d'extinction. D'autres villages, principalement Dai, sont plus animés et plus prospères grâce à la culture du thé dont nous avons visité une fabrique artisanale où ils sont en train de conditionner la récolte qui vient d'être faite. On a ainsi pu déguster différents thés de la même manière que l'on procède avec les grands crus de vin chez nous (y compris pour les prix!). Dans les montagnes de Nannuoshan nous avons pu apprécier le meilleur thé Pu'er chez un producteur Akha (ne pas confondre avec les Akhe) et dont nous avons vus des arbres à thé de plusieurs siècles poussant à 1700m d'altitude. Malheureusement un brouillard épais nous a privé d'une vue sur la vallée qui doit être magnifique par beau temps. Dans un autre village Dai on a pu assister au processus de fabrication du papier brut à partir de la pulpe d'écorce d' un arbre local, papier qui est utilisé pour emballer les galettes de thé ainsi que par les bonzes calligraphistes pour les écritures sacrées des temples. On termine par un autre village Dai spécialisé dans le tissage du chanvre pour les costumes traditionnels très colorés. Chaque famille y a son métier à tisser et les femmes, jeunes et moins jeunes, y passent le plus clair de leur temps. Enfin, encore quelques temples à voir sur la route de retour vers Jinhong et il est déjà temps de repartir pour Nanchang reprendre le travail lundi. Comme souvent, on a un sentiment de frustration d'avoir fait des découvertes et de ne pas pouvoir les explorer à fond comme on le voudrait mais le Yunnan est grand comme les trois quarts de la France et compte plus de 25 minorités reconnues. On en gardera quand même un très bon souvenir grâce à la beauté de ses paysages, son climat très doux et la gentillesse de ses habitants. On va repartir chargés de thés, de jambon du Yunnan qui est super bon et de quelques pièces de tissu brodés aux couleurs chatoyantes.

 

 

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Du 16 au 18 décembre 2011

 

 

         Bluestar Christmas Party à Pékin

 

    Encore un voyage à Pékin pour assister à une fête de Noël à l'invitation de la compagnie Bluestar. Et je dois dire qu'on est pas déçus: le lieu choisi pour cet évènement est le Shangri-La Hotel situé dans la tour du China World Summit Wing qui est encore l'édifice le plus haut de Pékin (330m). De notre chambre du 66ème étage, on a une vue incomparable sur les toits de Pékin, avec la Cité Interdite et le stupa blanc du parc de Beihai en toile de fond. Grandiose, encore plus beau la nuit avec toutes les lumières sur Jianguomenwai Dajie et Xichangan Jie. La "chambre" occupe une surface plus grande que notre appart à Nanchang et tout n'est que luxe et volupté. Il y a même une machine à café Nespresso avec des capsules dans la chambre. Douche et baignoire séparées, on se prend un bain en regardant la télé incorporée dans le grand miroir de la sdb.

 

          

 

Bluestar Christmas Party à Pékin.

 

     On comprend la raison de tant d'attentions lors du dîner gastronomique auquel nous prenons part le soir même. Le PDG chinois de l'entreprise est décoré de la Croix d'Officier de la Légion d'Honneur par Mme l'ambassadrice de France en Chine. Il y a bien sûr des animations, des chanteurs et chanteuses, un magicien, une loterie pour égayer la soirée, toutes choses dont les chinois sont friands. 
Où on se rend compte que l'on s'habitue bien et vite au luxe!
Ce week-end restera dans les annales de notre mémoire. Notre amie Guimei nous rejoint et nous en profitons les deux jours suivants pour nous promener dans Pékin malgré le froid de saison, il fait -6°C et faire quelques emplettes. Enfin, les meilleures choses ayant une fin, nous reprenons un vol pour Nanchang et la routine quotidienne.

 

 

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22 au 29 janvier 2012

 

 

 

         Le Sichuan, Chengdu, Leshan et Emei Shan

 

         Chengdu

 

 

    Voici venu le Nouvel An chinois appelé ici Spring Festival. C'est la plus grande fête traditionnelle chinoise et tout le monde l'attendait avec impatience. Il va y avoir plus de 300 millions de Chinois qui vont se déplacer sur deux semaines, car il y en a qui anticipent. Chacun retourne dans sa famille pour cette célébration, avec le maximum de cadeaux selon ses moyens. En fait de printemps, la première neige vient de tomber la veille de notre départ. On n'a pas voulu rester à Nanchang aussi on en profite pour faire un tour au Sichuan, "Quatre Rivières", une des grandes et des plus peuplées provinces de la Chine, direction la capitale, Chengdu, agglomération de plus de 10M d'habitants. Autant dire que les gares et les aéroports sont bondés. 
Chengdu est aussi une ville au passé historique et culturel très riche, au développement économique très dynamique. Par chance, la ville moderne n'a pas trop souffert du terrible tremblement de terre du 5/12 (en fait le 12/05/2008), les chinois écrivant les dates à l'envers des nôtres. Ce sont les vieilles demeures des vieux quartiers qui n'ont pas résisté au 5/12. Comme on en a maintenant l'habitude, on y visite des temples, des musées, des parcs, et les quartiers rénovés à l'ancienne.

 

  

 

Le temple taoïste Qing Yang Gong.

 

Pour ma part, je ne m'en lasse pas même si à force on retrouve à peu près les mêmes monuments et les temples avec leurs statues dorées. Après tout, on a déjà vécu le même syndrome en visitant les cathédrales des capitales d'Europe. Dommage que le temps hivernal, brumeux, froid et humide nous ai rattrapé, rendant les promenades en ville moins attrayantes. Mais cela ne semble pas avoir découragé les chinois qui ont envahi les rues dès le lendemain du Nouvel An. Inutile de dire que le sommeil a été court, les pétards et les feux d'artifice ayant duré une bonne partie de la nuit.
Ce qu'on a surtout pas voulu rater, c'est la visite de la Base de Reproduction des Pandas Géants qui se trouve à une quinzaine de km de la ville. En effet, le Sichuan est le pays des pandas géants, c'est là que vivent encore en liberté les derniers spécimens de cette espèce en voie de disparition et dont l'image sert d'étendard à la World Wide Fund for Nature (littéralement, « Fonds mondial pour la nature »).

 

  

 

Panda géant.

 

      Ce fut un vrai plaisir de les voir évoluer dans un enclos qui reconstitue aussi bien que possible le cadre naturel de leur habitat d'origine. Si les pandas adultes sont assez indolents et se montrent paresseux une fois leur repas de feuilles de bambou avalé, les bébés pandas sont facétieux et joueurs pour le plus grand bonheur des visiteurs. Dans le centre médical de la Base on apprend grâce à un film documentaire très bien fait pourquoi l'espèce est menacée et pas seulement par les hommes mais parce que la nature n'est pas toujours bien faite. En tous les cas, suite à cette visite, il a fallu caser deux peluches dans notre valise.

 

 

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          Leshan

 

 

       Deux heures de voiture plus tard, nous voici à Leshan, petite ville de 1000000 habitants comparée à Chengdu. Sauf qu'ils sont tous dans la rue et surtout sur les bords de la rivière Min He, en route pour le pélerinage au Grand Bouddha. C'est un Bouddha assis de 71m taillé dans la falaise surplombant la rivière Min He, unique au monde après la destruction de ceux de Bâmiyân en Afghanistan. Il faut dire que la statue est impressionnante et magnifique dans son décor naturel. Le site du Grand Bouddha occupe une colline au confluent des trois rivières Min, Dadu et Qingyi, il est truffé de grottes et des temples et monastères y ont été bâtis au cours des siècles. Il semble que toute la Chine s'y soit donné rendez-vous. Heureusement j'ai anticipé l'affluence et nous y sommes allés à la première heure, nous avons donc croisé le gros de la foule des touristes sur notre chemin de retour.

 

  

 

Le Grand Bouddha.

 

     La visite du lieu n'est pas de tout repos. Après avoir fait la queue pour les billets d'entrée au site, il faut escalader deux collines pour une visite complète, se faufiler dans des passages très étroits, grimper et descendre des centaines de marches, le tout au milieu d'un flot ininterrompu de touristes chinois assez bruyants. Mais le jeu en vaut la chandelle, on peut aussi voir de charmants pavillons traditionnels, des pagodes, des grottes où vécurent des moines ermites et des temples où officient encore des moines au milieu de fervents fidèles. La végétation luxuriante malgré la saison et l'absence de pollution ajoute une touche écologique qui n'est pas pour nous déplaire. On prend aussi le bateau pour jouir d'une vue d'ensemble impressionnante du Grand Bouddha flanqué de deux guerriers eux aussi taillés dans la roche. A la sortie, pour le retour vers notre hôtel, on emprunte la promenade le long de la rivière Min He, transformée en une immense kermesse à ciel ouvert où l'on peut voir des danses folkloriques, des pièces d'opéra chinois, des jeux et les étals de cuisine de rue pour nourrir la foule des touristes. Pour conclure sur Leshan, je dois signaler que je n'ai jamais eu une connection Internet aussi rapide que celle de notre Jingsheng Hotel: moins de 10 secondes pour charger une photo de 4-5Mo, je n'en crois pas mes yeux et pourtant... Même avec le câble en France je n'ai jamais atteint cette vitesse. Les photos sont chargées plus vite que je peux les légender, elles seront accessibles dès que j'aurai chargé cet article.

 

 

        Emei Shan

 

 

     Comme on en était pas loin, je me suis dit qu'on pourrait faire un tour sur le mont Emei, une des quatre montagnes sacrées du bouddhisme chinois. Mal nous en a pris, au final ce fut une expédition assez pénible pour ne pas voir grand chose. Au départ, un jeu de piste pour trouver le bus pour Emei-ville, puis deux autres trajets en bus pour arriver à l'entrée du site, suivis d'une marche d'1km pour monter dans un premier autobus qui nous a emmené à mi-hauteur de la montagne. Là, changement pour un minibus équipé de chaînes car à partir de ce niveau, il y avait une épaisse couche de neige, neige qui continuait d'ailleurs de tomber; à l'arrivée sur le parking, marche acrobatique d'environ 1,5 km par des sentiers et des escaliers gelés pour arriver au départ de la télécabine qui nous a monté sur 500m de dénivelé au sommet après avoir fait presque une heure de queue pour acheter les billets. Et pour terminer, encore une centaine de mètres de grimpette pour avoir le privilège de ne pas voir le haut de la statue du Bouddha d'Or à quatre faces. La neige ne tombait plus mais le "Sommet d'Or" était nappé dans un épais brouillard, on a même eu du mal à trouver l'entrée des temples. Où l'on s'aperçoit que le froid et la neige ne rebutent pas les bataillons de touristes chinois, on nous avait prévenus que l'endroit était très fréquenté. Heureusement on a étrenné nos caleçons longs, ce qui a rendu les -10°C plus supportables. Il faut dire que le sommet se situe à 3077m d'altitude .

 

                                                                                      

 

Le Sommet d'Or d'Emei Shan dans le brouillard.

 

     Certes, le paysage doit être sublime par temps dégagé, mais ce n'était pas notre jour de chance. Mais le pire était à venir, car on a dû rater un épisode du trajet de retour, notre minibus a fait du porte à porte dans tous les villages environnants avant que le chauffeur daigne enfin nous déposer à notre point de départ, la nuit étant venue. Bien sûr, plus de bus régulier pour retourner à Leshan. Finalement, on a trouvé un particulier qui nous a ramené à notre hôtel à Leshan moyennant 35 fois le prix du bus régulier, mais on n'avait pas le choix. En conclusion, voilà un bol d'air frais dont on se souviendra. 
Le lendemain, retour en bus à Chengdu où on prend le temps de se promener et de goûter la cuisine du Sichuan, encore plus épicée que celle du Jiangxi. Retour à Nanchang pour le boulot, avec le démarrage de mes ateliers en perspective après la trève du Spring Festival, mes collègues chinois seront gonflés à bloc, du moins je l'espère.

 

 

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Du 11 au 13 février 2012

         

        Le Heilongjiang, Harbin

 

 

     Je sais qu'il y en a qui vont m'envier, mais on peut s'offrir un week-end prolongé, alors on file au nord, à Harbin exactement, dans la province du Heilongjiang, en Mandchourie. C'est une belle ville réputée pour son festival de la Neige et de la Glace et qui se flatte d'être le Moscou de l'Orient, ou même le Paris de l'Orient, pas moins! C'est vrai qu'on y trouve des bâtiments de style de l'architecture russe neo-classique et la superbe cathédrale Ste Sophie toute en brique. Le soir, les lumières donnent un cachet particulier aux grandes avenues et rues de la ville. Il faut dire qu'il fait -20°C quand on arrive en fin d'après-midi, et le froid mordant ne nous incite pas à flâner trop longtemps dehors. On gagne notre hôtel pour s'équiper en conséquence, caleçon long, grosses chaussures, bonnet et gants avant d'aller sur le parvis de la cathédrale Ste Sophie.

 

  

 

La cathédrale Ste Sophie.

 

     La Place Liansheng sur laquelle se dresse la cathédrale est très belle et entourée par les boutiques de luxe que l'on a l'habitude de voir sur les avenues des grandes capitales. Mais il paraît qu'il y a des millions de touristes qui viennent ici. Comme eux, ce pourquoi nous sommes venus, c'est pour voir les éphémères sculptures et constructions de glace uniques au monde à cette échelle. Le festival se termine la semaine prochaine et les bulldozers entreront en action pour détruire ces chefs d'oeuvre. En attendant, on reste ébahis devant ce spectacle de personnages, de monuments et de palais taillés dans la glace par des artistes qui sont pour la plupart anonymes.

 

  

 

Le Festival de la Glace.

 

    C'est le soir que le spectacle est féerique, avec les lumièrers qui scintillent dans et sur la glace. On remarque une très forte participation d'artistes russes qui sont venus en voisins, de même que de nombreux touristes, la Sibérie n'étant pas loin. On a aussi droit à un show patriotique qui nous raconte une histoire que nos chasseurs alpins ne renieraient pas, le tout en sons et lumières, avec en prime une chute de neige artificielle.
Comme d'habitude, on a encore le temps de visiter un temple et une pagode et même le Polarland, un aquarium spécialisé dans la faune aquatique polaire. Le temps qui nous reste est dévolu à la visite du quartier russe où on a l'opportunité de se ravitailler en charcuterie d'origine russe qui se rapproche plus de nos standards européens que les saucisses chinoises que l'on trouve habituellement. La congélation se fait sur le rebord de la fenêtre de notre chambre d'hôtel. On termine notre séjour par un déjeuner dans un restaurant russe, hélas sans les violons. Mais les meilleures choses ayant une fin, il nous faut boucler notre valise pour retourner à Nanchang par un vol du soir et pour moi de reprendre le boulot dès le lendemain.

 

 

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