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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 16:56

 

Chine 1 chine.png

 

03 juillet 2010

   

               Pékin , Tang Gu

 

 

 

      C'est dans la fournaise de Pékin que nous descendons du train qui a rattrapé 1h30 de son retard. Les formalités de douane aux frontières mongoles et chinoises ont été plus rapides qu'habituellement, comme quoi...Le temps d'attente incompressible à la ville frontière d'Erlian correspond au temps nécessaire pour changer les booggies de tous les wagons du train pour les remplacer par d'autres aux normes chinoises. Cela se fait dans un immense hangar équipé de vérins qui soulèvent les wagons avec leurs passagers pour effectuer le changement de matériel roulant dans un ordre quasi militaire. Nous traversons hélas le désert de Gobi durant la nuit, n'en voyant donc rien de plus que ce que nous en avons vu en Mongolie, par contre le sable s'est bien infiltré dans notre compartiment, nos voisins ayant laissé la fenëtre ouverte. La journée commence donc par un nettoyage en règle de nos affaires.
Le Transmongolien traverse maintenant des villages et des villes typiquement chinois, des paysages de rizières et de cultures tracés au cordeau. 

 

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                                                           Accueil à la gare de Pékin.

 

       On se rend compte des changements intervenus quand nous traversons des villes avec des routes à six ou huit voies, des immeubles en verre à plusieurs dizaines d'étages, une circulation automobile très dense. Entre Datong et Pékin, le relief est montagneux et on aperçoit des pans de la Grande Muraille qui montent à l'assaut des crêtes. Tout le monde se précipite aux fenêtres pour prendre des photos et je ne fais pas exception.
A l'arrivée à Pékin, notre amie Guimei est là avec son fils Ning et sa fiancée Sha, et son neveu Jian. Les retrouvailles avec Guimei qu'on n'avait pas revue depuis son passage en France en 1998 sont émouvantes mais joyeuses. Les jeunes se chargent de nos bagages et nous prenons le tout nouveau métro pour la gare de Pékin-Sud. C'est là, à Pékin que nous prenons pour la première fois le TGV, direction Tang Gu ou nous arrivons cinquante minutes plus tard. Le mari de Guimei, Zhong Bin, nous a préparé un repas chinois traditionnel composé de nombreux plats plus délicieux les uns que les autres et les "Kampé!" en levant nos verres se succèdent. Nous allons passer quelques jours de repos dans le superbe nouvel appartement de Guimei, d'autant que la chaleur extérieure est accablante. Je vais en profiter pour préparer la suite de notre voyage en Chine et charger mes photos en retard dans un cybercafé, la connexion de Guimei par modem étant trop limitée.

 

 

   Du 03 au 07 juillet 2010

 

              Tang Gu, Tianjin

 

 

 

      Quelques jours de repos chez Guimei et Zhong Bin nous ont fait le plus grand bien, d'autant que Zhong Bin nous a gavés de bons plats chinois à base de poissons et de fruits de mer. Il est temps qu'on parte sinon on va encore se trouver à l'étroit dans nos vêtements. La seule fausse note vient de ce que j'ai perdu mon chapeau, probablement oublié dans le taxi qui nous a emmené de la gare chez Guimei. Je ne sais pas si j'en retrouverai un du même style ici. Guimei nous a fait visiter Tang Gu, le port, ce qui reste des anciens remparts du temps de la deuxième guerre de l'opium au XIXème siècle et la promenade superbement aménagée qui longe le fleuve qui traverse la ville.

 

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                                                                        Vue de Tianjin. 

 

       Puis nous avons pris le train express qui relie Tang Gu à Tianjin, troisième ville la plus peuplée de Chine après Shanghai et Pékin. Ce qui nous saute aux yeux, c'est la modernité de ces deux villes, des gratte-ciels qui pullulent et ce n'est rien à côté de ce qui est en train de se construire. Immeubles de bureaux à l'architecture d'avant-garde et tours de logements très futuristes; Guimei nous assure d' ailleurs que les logements en construction sont déjà pour la plupart vendus. Le monastère bouddhiste de Dabeiyuan mérite aussi notre attention pour la beauté de ses temples et de ses cours. On remarque que beaucoup de chinois viennent y faire leurs dévotions et y faire des offrandes, brûler de l'encens...On termine par les allées du quartier des antiquaires qui nous ramènent trente ans en arrière quand nous arpentions les boutiques d'antiquités à Shen Yang ou Talien. Avant de partir pour Pékin, nos hôtes nous invitent encore à dîner dans un restaurant de fruits de mer dont le patron, Liu le pêcheur, tient absolument à poser en notre compagnie. Il propose même à Zhong Bin de lui offrir quatre crabes en échange de la photo avec les français, pour sa pub bien sûr, bien que son restaurant qui marche très bien ne désemplit pas. Décidément les chinois ont la bosse du commerce!

 

 

 

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Du 07 au 14 juillet  2010

 

               Pékin

 

 

 

       Nous reprenons le TGV Tang Gu-Pékin pour prendre nos quartiers à l'AJ Far East Hôtel, non loin de la place Tiananmen. Notre premier objectif est d'obtenir un permis pour aller au Tibet, sachant qu'il n'est accordé qu'à un groupe de touristes passant par une agence; grâce à Guimei qui nous accompagne et à sa connaissance du responsable de l'agence, Chantal et moi formons un groupe de deux touristes pour aller au Tibet. Reste la dernière difficulté, obtenir des billets de train Pékin-Lhassa pour une date proche, ce qui n'est pas évident sans réservation préalable en cette période. Les chinois voyagent aussi beaucoup vers le Tibet. Mais on a bon espoir que cela s'arrange d'ici les quatre jours que l'on va passer à Pékin.

En attendant on va visiter les derniers hutongs de Pékin, menacés de démolition. Les hutongs sont les étroites ruelles traditionnelles chinoises comprenant des maisons avec cours fermées, habitées par des familles depuis plusieurs générations et que les autorités souhaitent remplacer par des constructions modernes, qui ont toutes chances d'être des tours. Même si ces hutongs souffrent du manque de confort et d'une certaine désuétude, il serait vraiment dommage de les voir diparaître.

 

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                                                                            Hutong à Pékin.

 

       Ces ruelles et ces maisons abritent encore d'innombrables petits commerces et petits ateliers de toutes sortes qui font vivre des gens de petite condition. Certaines de ces maisons ont été rénovées par des artisans avisés qui ont senti l'intérêt que les visiteurs de Pékin portent pour ces vestiges d'une autre époque.

       Si vous êtes agoraphobe, si vous aimez le calme et la sérénité, il ne faut pas aller visiter la Cité Interdite un jour de Juillet ensoleillé. Dès la sortie du métro, on est happé par la foule des touristes chinois qui s'y rendent aussi, beaucoup en faisant d'abord un détour par le Mausolée de Mao. Nous n'avons pas eu le courage de prendre la file interminable qui s'étire sur le côté ouest de la Place Tian'anmen. Mao nous le pardonnera. La Cité Interdite est à Pékin ce que la Tour Eiffel est à Paris.

 

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                                            La porte sud de la Cité Interdite.

 

      Nous entrons dans la Cité Interdite sous un soleil de plomb déjà à 9h30 et cela ne fera qu'empirer au cours de la journée. Ma chemisette est à tordre et le matelassage de mon sac à dos aussi. C'est une bonne journée pour les vendeurs d'eau minérale et de boissons diverses. Il y a trente ans, nous avions déjà visité le palais des empereurs de Chine et nous en avions un bon souvenir. Entre-temps, il y a eu des rénovations de faites et les couleurs ont été rafraîchies, les tuiles des toits vernies, des pièces de musée très intéressantes exposées dans les salles des galeries latérales. L'ensemble en impose tant par ses dimensions que par l'esthétique générale. Où on comprend mieux l'expression "Harmonie Céleste".
      Nous sortons ensuite de la cité Interdite pour aller au Parc et Lac Beihai que domine le temple du Dagoba Blanc. On y monte en traversant plusieurs temples bouddhistes. Comme nous sommes tout près, on n'hésite pas à enchaîner par une grimpette sur la Colline du Charbon, jardin d'agrément des Fils du Ciel et de leur Cour. On ne regrette pas notre effort, récompensé par une vue magnifique sur les toits vernis de la Cité Interdite. Comme il n'est pas trop tard et que le soleil est encore haut, on prend un taxi pour aller au Temple du Ciel, pour finir la journée en beauté. Il est enfin temps de rentrer se reposer, au moins nos jambes et pieds endoloris, car demain nous allons à la Grande Muraille à Mutianyu.

 

 

                                                    Voir les  photos ou le diaporama 

 

 

         La journée suivante est consacrée à la visite de la Grande Muraille à Mutianyu. C'est un site qui a été aussi partiellement rénové, mais beaucoup moins fréquenté que la section de Badaling. Malgré le temps brumeux, les paysages sont magnifiques et les crêtes des montagnes tout autour se détachent comme sur les peintures chinoises anciennes. Nous y sommes de bonne heure et la Grande Muraille est pratiquement encore déserte.

 

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                                                      La Grande Muraille à Mutianyu.

 

       On suit le tracé tortueux de cette construction gigantesque qui escalade les montagnes et qui est très escarpée par endroits. Ce n'est pas une simple promenade car il y a des portions raides et les marches quand il y en a sont inégales et quelquefois très hautes. Dans certaines tours de guet il faut monter à l'échelle pour pouvoir continuer sur la muraille. Le dernier tronçon que j'attaque est à 45° et ressemble à un mur quand on est devant. Mais je le monte, en faisant quelques arrêts pour reprendre mon souffle, d'autant que je me suis allégé en laissant mon sac et mon eau à Chantal en bas. Je suis assez fier de ma performance car de plus jeunes que moi abandonnent en cours de route. Arrivé en haut, en plus de la satisfaction d'avoir surmonté la difficulté, on est récompensé par la vue sur la Grande Muraille et les montagnes. Le retour, moins dur, est quand même éprouvant car la descente de ce que l'on a gravi se fait cette fois penché en arrière pour ne pas chuter vers l'avant. Très vite, on a l'impression que ce sont les marches qui sont à 45° vers le ciel et que les crénaux des murs sont droits.
En revenant à Pékin, je prends encore des photos du stade olympique, le fameux "Nid d'oiseau" avant de rentrer faire cet article et d'aller dans un cybernet pour charger une partie de mes photos en retard, le wi-fi de l'hôtel n'étant pas assez performant.

       Ce qui devait être le dernier jour à Pékin est un jour triste, à ne pas mettre le nez dehors, tant il pleut depuis hier soir. Puis on vient d'apprendre que notre agent de voyage qui se décarcasse depuis trois jours pour nous trouver des billets de train pour Lhassa ne peut nous en obtenir que pour le 14 Juillet, peut-être le 13 au mieux. Les prochains jours vont être longs dans l'attente du départ vers le Tibet, d'autant que les prévisions météo ne sont pas bonnes sur la région de Pékin. Chantal, qui a acheté des fils de couleur, s'est lancée dans la fabrication de bracelets brésiliens pour tuer le temps. Tout les habitués du cybernet à côté de l'hôtel vont en porter.

       Ce dimanche, journée temples et promenade dans les rues commerçantes de Pékin. D'abord le Temple des Lamas où nous rendons en métro et qui possède une statue de Bouddha de 17m de haut taillée dans un tronc unique de bois de santal. Puis le temple de Confucius non loin de là, qui recèle les stèles des candidats reçus aux examens impériaux et des cyprès centenaires.

 

Au-Temple-de-Confucius.jpg

 

                                                                 Au Temple de Confucius

 

        J'ai une prédilection particulière pour les toits incurvés des palais et des temples chinois faits de tuiles rondes vernies. Il est dommage que le temps soit mausade et que les couleurs paraissent ternes. Avec le soleil, cela doit être magnifique. Nous allons ensuite nous promener dans les rues de l'ancien marché de la soie et les hutongs pleins de commerces très animés non loin de la place Tian' anmen. A quelque chose malheur est bon, je peux enfin rattraper mon retard dans le chargement des photos sur Flickr.

  

 

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Du 15 au 26 juillet 2010

 

                Xi'an

 

 

 

        Retour en Chine, après notre incursion en Région Autonome du Tibet, nous nous arrêtons à Xi'an, ancienne ville impériale entourée de remparts imposants et point de départ de la route de la soie. Mais cette ville est maintenant connue dans le monde entier pour être l'hôte de l'"Armée enterrée" du premier empereur de Chine, Qin Shi Huangdi, parano et mégalomane. En fait, le site de l'"Armée enterrée", que l'on peut considérer comme la plus importante découverte archéologique de la deuxième moitié du XXème siècle, se situe à environ quarante km. de Xi'an. On s'y rend en bus, une ligne régulière le dessert avec une bonne fréquence tous les jours. Il fait une chaleur torride et le gigantisme de l'endroit nous oblige à marcher un bon moment sous le soleil ardent avant de pénétrer avec soulagement dans les énormes édifices qui abritent cette curiosité incroyable que les archéologues n'ont pas fini de mettre complètement à jour, tellement l'oeuvre est démeusurée.

 

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                                                 L'armée enterrée de l'empereur Qin.

  

           Plus de mille statues de soldats et de chevaux en terre cuite grandeur nature ont été mises à jour, qui composent cette armée enterrée pour protéger l'empereur dans sa tombe pour l'éternité. Ce qui est étonnant, c'est que chaque statue à un visage ou une expression différente. Inutile de dire que touristes étrangers et chinois sont férus de l'endroit et que la fréquentation du lieu est très élevée. Nous revenons ensuite en ville pour faire un tour, vite avorté à cause de la chaleur, le long des remparts épais de la ville. Nous sortons de nouveau le soir pour assister à un spectacle de rue près de la Tour de la Cloche, visiter la Tour du Tambour et finir la soirée en dînant dans le souk du quartier musulman.

 

 

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                 Pingyao

 


  

          Nous nous souviendrons de notre passage à Pingyao, on s'était jurés de ne pas voyager la nuit en classe sièges durs, mais on n'a pas eu le choix, il n'y avait pas d'autres places disponibles, pour l'aller comme pour le retour. Donc même galère que dans le Pékin-Lhassa, espace exigu, chaleur étouffante, wagon surbooké; la seule satisfaction vient du fait qu'on a pris nos billets tout seuls, en faisant la queue à la gare de Xi'an puis à celle de Pingyao dès qu'on y est arrivés. Cela nous aura fait 18h de train de nuit sur deux jours! Mais on ne regrette rien, Pingyao vaut le coup d'oeil, surtout pour moi qui aime les vieilles pierres. C'est une ville fortifiée qui a gardé ses remparts et ses tours et portes de jadis. L'afflux des touristes a aussi amené les marchands du temple et les rues principales sont envahies par les boutiques de souvenirs et les "antiquités" fabriquées à la chaîne. Mais cela n'empêche pas l'endroit d'avoir un certain cachet.

 

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                                         Les toits de Pingyao depuis la Porte sud.

 

       Mais la ville est surtout célèbre pour avoir donné naissance au système bancaire en Chine, qui a fait la fortune de la cité et des banquiers qui ont développé ce système depuis la dynastie des Ming et qui a atteint son apogée au XIXème siècle avec la maison Ri Sheng Chang. Les demeures des dirigeants et les bureaux de cette banque témoignent de leur réussite et de la beauté de l'architecture traditionnelle chinoise, que l'on peut aussi admirer dans les différents temples intra-muros qui sont aujourd'hui ouverts au public.
C'est après une journée épuisante que nous reprenons le train vers Xi'an où nous avons laissé nos gros sacs en consigne à l'Auberge de Jeunesse. On se reposera demain avant de reprendre la route, le rail en l'occurence.

  

 

                                                   

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                 Retour à Xi'an

 

 

 

       Nous voilà revenus à Xi'an après deux nuits de train en classe sièges durs et une journée complète à Pingyao. Le temps d'une douche car on devait sentir le faisan et on s'est écroulés sur notre lit jusqu'au lendemain matin. Mais il y a encore plein de choses à voir à Xi'an qui est aussi une belle ville dans et en dehors de ses remparts, avec une histoire très ancienne. Nous faisons une promenade sur les remparts qui sont deux fois plus larges, 12 m, que la Grande Muraille. On peut d'ailleurs en faire le tour en voiture électrique si on ne veut pas se fatiguer. Ensuite on va visiter le musée de la forêt de Stèles qui regroupe une collection inestimable de stèles gravées et sculptées, de statues et de sarcophages de pierre. L'intérêt est que ces inscriptions, dont certaines sont vieilles de 1300 ans, sont lisibles et compréhensibles par les chinois contemporains.

 

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                                            Au musée de la forêt des Stèles.

 

       Le temple du Dragon couché, est remarquable par ses statues et le calme qui l'habite en plein milieu de la grande ville qui l'entoure. Les moines vaquent à leurs occupations sans prêter attention aux visiteurs, touristes ou fidèles qui viennent y prier, faire des offrandes et brûler des bâtons d'encens. Le soir on est allés assister à un spectacle son et lumière donné sur l'esplanade des fontaines devant la grande pagode de l'Oie sauvage. On n'était pas tout seuls, une foule compacte s'y pressait déjà une heure avant le début des festivités.

          Dernière minute: nous sommes bloqués à Xi'an au moins pour les deux prochains jours, le train que nous devions prendre pour Nanchang a été annulé suite à des inondations et glissements de terrain provoqués par le cyclone qui a frappé le sud de la Chine. On était déjà à la gare, prêts à partir quand on nous a annoncé l'annulation. Il a fallu revenir en ville et trouver difficilement un gîte pour deux nuits, sans réservations! Ou on se rend compte que la nature a toujours le dernier mot, même si cela ne fait pas notre affaire. On va bien trouver à s'occuper, il y a encore tant de choses à voir et Xi'an n'est pas une ville désagréable, loin de là.

 

 

 

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Du 29 juillet au 05 août 2010

 

              Nanchang

 

 

 

      On est arrivés à Nanchang, dans le Jiangxi. Ne cherchez pas, ce n'est pas une ville touristique, mais nous y sommes venus pour y retrouver des amis et anciens collègues de travail. L'un d'entre eux qui est rentré en France nous a prêté son superbe appart au 8ème étage d'un immeuble de grand standing situé au bord du fleuve Jiang.

 

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                                                 Vue sur le fleuve Jiang à Nanchang.

 

     On va s'y reposer quelques jours avant de reprendre le rail pour Guilin plus à l'ouest. La chaleur est étouffante et on hésite à sortir en plein jour. On attend le soir pour sortir faire les courses. Grand nettoyage du contenu des sacs et lessive au programme. Les derniers jours ont été assez éprouvants pour nos affaires. Au bout d'une demi-heure, tous les habits sont à tordre et la poussière ambiante ne fait que gâcher la situation, on fait avec. En attendant, on va quand même voir ce qu'il y a d'intéressant dans le coin et le soir on dîne avec les amis.

 

 

 

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Du 06 au 12 août 2010

 

              Guilin et la rivière Li

 

 

 

       On a de la chance en débarquant du train à Guilin, venant de Nanchang: il ne fait que 30°C au lieu des 40°C de la veille. Il y avait de l'orage toute la nuit et cela a rafraîchi l'atmosphère, ce qui n'est pas pour nous déplaire. On trouve rapidement notre hôtel et on s'installe. Guilin est l'emblème carte postale de la Chine. Ses pitons karstiques se retrouvent sur toutes les estampes sur papier ou sur soie et c'est une destination touristique très prisée des chinois et des asiatiques en général, autant dire qu'on est pas seuls. On a peut-être la chance de bénéficier de la concurrence de l'Expo 2010 de Shanghai. Les paysages de Guilin ont inspiré d'innombrables peintres, écrivains et calligraphistes, poètes et cinéastes. Les pitons de pierre calcaire ciselés par l'érosion et couverts de végétation subtropicale se trouvent en plein milieu de la ville mais surtout le long de la rivière Li qui traverse la ville. Le site le plus célèbre, celui de la colline en trompe d'éléphant, se trouve en plein centre ville et c'est celui-ci que nous allons visiter en premier.

 La colline en trompe d'elephant a Guilin

                             

                                          La colline en trompe d'éléphant à Guilin

 

         De là-haut on est récompensé de la grimpée des marches par une vue panoramique superbe sur la ville (dommage que le ciel ne soit pas complètement dégagé), la rivière Li et ces pics qui s'estompent dans le lointain.

      La descente en bateau de la rivière Li jusqu'à Yangshuo permet de passer en revue tous ces paysages plus beaux et plus impressionnants les uns que les autres ainsi que d'entrevoir un peu ce qu'est la vie des habitants au bord de cette rivière, du moins de ceux qui n'ont pas été happés par l'exploitation du tourisme de masse. On peut ainsi voir des troupeaux de buffles, des élevages de canards, des pêcheurs et encore quelques pêcheurs au cormoran qui n'ont pas succombé à la tentation de poser avec leur volatil pour les touristes photographes amateurs.

 

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                                                           En descendant la rivière Li.

 

    La rivière Li est devenue un lieu de villégiature priviligié pour nombre de chinois en vacances, un lieu incontournable pour la classe moyenne qui voyage. Il faut dire que cela a beaucoup changé en trente ans, il y a maintenant une armada de bateaux de croisière qui font la navette quotidienne entre l'embarcadère de Zhujiang qu'on rejoint en bus et Yangshuo et qui déversent leur lot de touristes sur les quais de ce qui était autrefois une petite ville de pêcheurs et qui est maintenant un bazar à ciel ouvert où chaque m² est occupé par une boutique ou un restaurant, voir un fast-food.

      Journée sportive aujourd'hui avec l'ascension des trois collines emblématiques du parc Diecai. Cela valait le coup pour les points de vue sur la ville et la rivière Li, mais une fois de plus les habits étaient à tordre au bout d'une heure et on a baigné dans notre jus toute la journée. Cela n'a pas rebuté les chinois dont beaucoup ont voulu se faire photographier en notre compapagnie.

 

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                      A Guilin, vue de Bright Moon Hill depuis Siwang Hill.

 

       Ces pics karstiques couverts de végétation luxuriante sont truffés de grottes qui ont été utilisées à des fins religieuses ou par des savants et philosophes qui y enseignaient à leurs disciples. On a aussi visité un musée des insectes et des papillons installé dans le parc. Pour finir, on est revenus en longeant la rivière Li et on a pu saisir quelques aspects de la vie de chinois ordinaires. Le plus marquant aura été de voir l'étal d'animaux vivants divers dont des serpents et des gros rats des bambous devant un restaurant, n'attendant que le choix du client. Du coup, Chantal en a eu l'appétit coupé.

 

 

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             Les Yaos et les rizières en terrasse de Long Ji

 

 

 

       Sortie de la ville en bus our aller voir les rizières en terrasse de Long Ji et une minorité ethnique qui y vit, les Yao. Ce sont leurs habitats en bois et les coutumes des femmes qui les distinguent, en plus de leur costume traditionnel. Les femmes ne se coupent plus les cheveux une fois mariées et les torsadent en une sorte de turban autour de la tête. L'attraction pour les touristes est de les voir coiffer leur chevelure d'un mètre cinquante de long après un spectacle folklorique (payant) de chants et de danses. Une manière pour elles d'améliorer l'ordinaire assez fruste de la vie dans ces montagnes, d'autant que les femmes plus agées ne laissent aucun répit aux touristes pour essayer de leur vendre des souvenirs "artisanaux" qui doivent être fabriqués en quantité industrielle.

 

  Les rizieres en terrasse de Long Ji 

                                                      Les rizières en terrasse de Long Ji.

 

      Les hommes eux s'occupent des rizières depuis des siècles et ont changé le paysage des versants des montagnes alentours. Les rizières s'étagent entre 300 et 1100 m et la vue sur ces cultures depuis le sommet est magnifique, avec des nuances de vert très différentes. Malheureusement les brumes de chaleur ne permettent pas de les restituer sur les photos. Ce spectacle grandiose est mérité car il couronne l'ascension du sommet de la montagne qui domine ces terrasses et le village Yao de Long Ji. Il y a des touristes qui n'hésitent pas à recourir aux services de porteurs ou de porteuses pour acheminer leur bagages sur un dénivelé de 300 m depuis le parking des bus jusqu'au village. On a même vu utiliser des chaises à porteurs pour des personnes et à voir le dos et les épaules déformés de certains des porteurs, on comprend que ce n'est pas pour amuser la galerie qu'ils le font. C'est encore une fois assez fatigués et les chevilles douloureuse que nous regagnons notre bus pour rentrer sur Guilin.

 

 

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                Les lacs et parcs à Guilin

 

 

 

      Guilin compte des lacs et des parcs superbement aménagés, de même que les rives de la rivière Li. Nous avons remonté à pied les 7 kilomètres de la boucle qui relie tous ces lacs entre eux avant de se jeter dans la rivière Li. Un bateau-mouche fait la même chose en une heure mais je n'ai pas voulu céder à la facilité, bien nous en a pris car nous avons eu des points de vue uniques en longeant les berges des lacs et en traversant les parcs qui jalonnent tout le parcours. Il y a une variété incroyable de plantes et d'arbres qui garnissent ces parcs et force est de reconnaïtre que les paysagistes chinois savent y faire.

 

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                                               Double pont en marbre au lac Shanhu.

 

       De plus, l'entretien de tous ces espaces verts est irréprochable, nous avions déjà remarqué ce point dans les autres endroits que nous avons visités. Le seul bémol est que les chinois n'accordent pas le soin qu'il faudrait pour préserver la propreté et l'aspect de ces lieux. Il y a pourtant des poubelles disposées en nombre suffisant mais il semble qu'ils prennent un malin plaisir à balancer leurs papiers gras, les bouteilles plastique et les emballages divers un peu partout, sauf là où il faudrait. Peut-être est-ce pour donner du travail à une armée de balayeurs (surtout de balayeuses) qui s'affairent toute la journée et très tard le soir? Mais je ne crois pas qu'ils poussent l'altruisme à ce point. Il y a donc encore du boulot pour développer la fibre environnementale de la population et amener un  changement dans les comportements!

 

 

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Du 13 au 17 août 2010

                 

               Shanghai

 

 

 

      C'est déjà complètement liquéfiés que nous sortons du métro à 9h pour aller nous promener sur le Bund, ce quartier mythique de Shanghai qui a été immortalisé dans les films noirs de la Belle Epoque. Le mercure va grimper jusq'à 41°C et il me faudrait une citerne d'eau pour me suivre et m' alimenter en continu. Nous allons vider plusieurs bouteilles d'eau et de sodas dans la journée sans étancher notre soif et notre porte-monnaie s'assèche aussi car les commerçants chinois ont multiplié les prix par 3, ne ratant jamais une bonne affaire! Ceci dit, la promenade sur le Bund est super, avec les bâtiments art déco et néo-classique du début du 20ème siècle, d'immenses buildings toujours occupés majoritairement par des banques, comme à la grande époque des concessions étrangères. Mais aujourd'hui, sur l'autre rive de la rivière Huangpu, c'est la ville nouvelle de Pudong qui fait face au vieux Shanghai. C'est une version chinoise du Manhattan américain qui se développe là à la vitesse grand V, les gratte-ciels y poussent comme des champignons et les records de gigantisme ne tiennent pas longtemps.

 

Sur-le-Bund.jpg

 

                                                                             Sur le Bund 

 

       Lorsque l'on remonte Nanjin Road, l'artère commerçante de Shanghai, on se rend compte que c'est ici que bat le coeur économique de la Chine. Toutes les grandes marques du monde ont leur boutique ici, si ce n'est plusieurs, de même que les banques et les principales multinationales. Shanghai ne possède pratiquement pas de vestiges historiques de plus d'un siècle et se glorifie de se tourner vers l'avenir. C'est la ville chinoise des superlatifs: la plus grande ville de Chine, la plus peuplée, la plus riche, celle qui compte le plus de millionnaires, le plus de gratte-ciels, la plus haute tour, le plus de lignes de métro, le plus grand aéroport, etc...
On se prend quand même le temps de visiter les quelques lieux hitoriques qui ont marqué l'histoire de la Chine: la maison du docteur SunYat-sen, fondateur de la Chine moderne; la maison où eut lieu la première réunion du Parti Communiste Chinois; la résidence de Zhou Enlai qui fut le premier Premier Ministre de la République Populaire de Chine; l'ancien quartier de la concession française où subsistent quelques demeures coloniales et des boutiques aux noms bien de chez nous comme" Aux croissants Français", "Christine" etc... Le Musée d'Art, l'Opéra gigantesque, la Maison du Gouvernement et le Musée de Shanghai sont regroupés autour de la Place du Peuple et déjà enserrés par des immeubles de verre et d'acier aux lignes futuristes.

 

 

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             Expo 2010 Shanghai China

 

 

 

         C'est le logo qu'on voit partout en ville ainsi que la mascotte Haibo qui va avec et qui apparemment se vend bien, il y a encore des petits veinards qui font fortune avec cette Expo Universelle, notamment les limonadiers et les restaurateurs du site qui ont multiplié les prix par quatre, sinon plus. La fréquentation a atteint son rythme de croisière de 400000 visiteurs par jour et au 106ème jour, on a officiellement dépassé les 40 millions de visiteurs. Et nous nous retrouvons dans cette foule compacte dès la sortie du métro, canalisée par un service d'ordre militaire et le contrôle très sérieux à l'entrée avec passage des sacs aux rayons X et de nous-mêmes au détecteur de métaux en plus du portique habituel. Pour acheter le billet d'entrée à un guichet de banque, il a fallu montrer le passeport, remplir et signer deux formulaires. On ne plaisante pas avec la sécurité. Malgré cela, on pénètre dans l'enceinte du parc de l'Expo "seulement" après trois-quarts d'heure de file d'attente. Comme il fait déjà très chaud, des brumisateurs sont censés nous rafraîchir pendant ce temps, et des éventails de pub sont distribués gracieusement. On ne peut qu'admirer cette organisation sans faille et je ne vois pas une manifestation de cette ampleur se tenir en Europe, le coût en serait exorbitant. Le parc est immense et les infrastructures sont à l'avenant: imaginez des toilettes pour 400000 à 500000 personnes, des points d'eau potable pour satisfaire tout ce monde par cette chaleur (il a fait aujourd'hui 39°C°), des aires de repos suffisants quant on connaît le goût des chinois pour se reposer n'importe où et en n'importe quelle circonstance. Pour le ravitaillement de cette population, il y a des restaurants et des snacks à presque chaque coin de pavillon, si ce n'est dedans. En guise d'attraction, on peut d'ailleurs voir les cuisiniers chinois s'affairer dans le restaurant gastronomique (et aux prix astronomiques) du pavillon français.

 

Le-pavillon-de-la-Chine.jpg                                                                                                 

                                                                 Le pavillon de la Chine

        

       Ensuite, c'est la file d'attente plus ou moins longue pour pouvoir pénétrer dans les pavillons les plus courus, ceux de l'Europe de l'Ouest, des USA et de la Chine bien sûr. Mais il y a du monde partout car un petit malin a trouvé le moyen de motiver les chinois pour aller dans tous les pavillons en leur vendant un passeport factice qu'ils doivent faire tamponner par chaque pays visité: c'est donc la course à celui qui aura le plus de tampons à la fin de la journée et il n'y a pas que les enfants qui y participent, les adultes ne sont pas en reste, loin de là. Si on constate une certaine recherche dans l'originalité de quelques pavillons, j'ai été assez déçu du contenu, pour l'essentiel des écrans passant des films de propagande publicitaire faits pour inciter les gens à venir visiter et surtout à acheter ou à investir dans le pays concerné. Personnellement j'ai été plus séduit par les modestes et authentiques pavillons des Iles du Pacifique que par la débauche de luxe et de technique des pays les plus riches. Il n'est pratiquement pas possible de voir tous les pavillons en une journée, il faut donc faire des choix selon ses envies et sa curiosité. En plus le parc est immense et il arrive un moment ou les jambes ne suivent plus. C'est là que nous décidons de rentrer, d'autant qu'il y a encore un bon bout de chemin à faire pour attraper une des dernières rames du métro qui curieusement ne fonctionne que jusqu'à 21h30. Peut-être les taxis veulent-ils aussi leur part du gâteau?

 

 

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      Pour notre dernier jour à Shanghai, nous avons traversé la Huangpu River pour aller voir de plus près la ville nouvelle de Pudong. Comme annoncé dans notre guide, c'est une reproduction de Hong Kong ou de Manhattan, mais ici il y a de l'espace, les gratte-ciels de 400 m ou plus ne se touchent pas, et le tout a moins de 20 ans. Pour ne rien gâcher, il y a de très beaux espaces verts entre les buildings et des parcs toujours aussi bien dessinés et entretenus. Partant du principe que le meilleur est assezz bon pour nous et comme on voulait marquer le coup, on s'est offert un breakfast au Grand Café du Grand Hyatt Hotel dans la Jinmao Tower qui culmine à 402 m, alors que son plus jeune voisin, le World Financial Center, atteint lui les 492 m, avec un sommet en forme de décapsuleur. De là-haut, la vue sur le Bund et toute la ville est magnifique malgré ces satanées brumes de chaleur dès 9h du matin. L'addition n'a même pas été trop salée, compensée par l'économie des billets qu'on  aurait dû prendre pour monter à la vue panoramique de la tour.

 

                          Le-World-Financial-Center-et-la-Tour-Jinmao.jpg

 

                                    Le World Financial Center et la Tour Jinmao

 

       La promenade le long de la Huangpu River pour reprendre le Ferry a été assez éprouvante à cause de la chaleur, Chantal s'est même achetée une ombrelle, mais on était contents de trouver de l'ombre dans le très beau jardin Yu qui se trouve dans ce qui reste de la vieille ville chinoise de Shanghai. Une partie des maisons des rues de ce quartier a été rénovée mais malheureusement transformée en bazar avec des boutiques pour touristes. Pour finir, j'ai voulu retourner sur le Bund et pousser le tourniquet de l'entrée de la Shanghai Pudong and Development Bank, dont on avait lu le plus grand bien. Avec raison, car l'intérieur d'époque est somptueux, du marbre, des fresques et des stucs partout, malheureusement je n'ai pu que prendre deux photos des lieux. (Photos interdites, hélas, comme à la Maison des Douanes, sise à côté). On quitte demain la mégapole de Shanghai et ses 20 millions d'habitants pour aller à Nanjin (Nankin), ville de seulement 6,5 millions d'habitants.

 

 

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 Du 17 au 20 août 2010

 

               Nanjin (Nankin)

 

 

 

       Arrivée matinale à Nanjin en TGV depuis la nouvelle gare de Shanghai Hongqiao. Nanjin, littéralement "capitale du sud" en chinois, fut la capitale de la Chine à plusieurs reprises et plus récemment jusqu'à la victoire définitive des communistes de Mao sur le Kuomintang de Chiang Kai-shek en 1949. La ville a un riche passé historique mais connut des fortunes diverses et fut plusieurs fois détruite et ravagée, la dernière tragédie connue sous le nom de "Massacre de Nankin" ou "Le viol de Nankin" par les troupes japonaises en 1937 reste encore comme une tache indélébile dans les relations sino-japonaises plus de soixante-dix ans après les évènements. Notre première visite est pour l'impressionnante Porte Zhonghuamen et les vestiges restaurés des anciens remparts de la ville datant de la dynastie Ming. L'épaisseur des murailles est impressionnante et il y avait à l'origine quatre tours successives pour défendre la porte principale de la ville. Des figurines de soldats en costume d'époque montent toujours la garde sur les accès des remparts.

 

La porte Zhonghuamen et les remparts 

                                                La porte Zhoghuamen et les remparts

 

      Le Zhongshan National Park sur la Colline Pourpre et Or est un immense et magnifique parc ombragé de forêts avec des arbres centenaires dans lequel sont situés plusieurs sites historiques importants de Nanjin mais aussi de la Chine. On y trouve notamment le Mausolée du Dr. Sun Yat-sen considéré comme le père de la Chine moderne (je l'ai déjà évoqué dans un article précédent) et que les chinois sont nombreux à révérer, l'académie qu'il a fondé ici ainsi que le mémorial-musée qui a été construit pour lui rendre hommage, des temples, des tombes des héros de la Révolution Nationaliste du début du siècle dernier, des monuments à la mémoire de l'armée Révolutionnaire KIAs (du Kuomintang) pendant la guerre sino-japonaise. On n'avait pas trop d'une longue journée entière pour faire le tour de tous ces points d'intérêts et j'ai monté les 392 marches du Mausolée sans coup férir, (plus une trentaine pour accéder au jardin situé derrière), malgré un soleil et une chaleur ardente, j'ai maintenant de l'entraînement. Chantal, que les histoires militaires n'intéressent que modérément a plutôt apprécié de remonter la longue allée sacrée de la tombe Ming Xiaoling avec les animaux et les dignitaires de pierre qui montent la garde tout le long de la voie pavée menant au tumulus abritant la tombe de l'empereur Zhu Yuangzhong.

 

  L'allee sacree a la tombe Ming Xiaoling de l'empereur Zhu Y

 

L'allée sacrée à la tombe Ming Xiaoling de l'empereur Zhu Yuangzhong

 

      Nous avons été au Mémorial des Victimes du Massacre de Nanjin (Nankin) qui est un modèle du genre tant par son architecture générale que par la qualité des documents exposés. Là aussi on s'aperçoit que l'indicible a un visage humain et cela nous rappelle Auschwitz. On a encore visité des temples et des musées, arpenté les remparts Ouest de la ville dont une porte avec sa tour a été restaurée, on s'est promenés dans le parc Xinqiu et sur les quais de la rivière Qinhuai et admiré le Tianfei Palace et la tour Yuejiang qui domine majestueusment les remparts de la ville. On a conscience qu'il y a encore plein de choses à découvrir mais il nous faut partir. Finalement, Nanjin qui ne figurait même pas dans notre guide, et pan! pour le Routard, méritait amplement le détour, même si elle ne jouit pas de la même notoriété que Shanghai, Guilin ou Xi'an. C'est une ville qui a su mettre en valeur son passé historique mais qui brille aussi par ses parcs, ses lacs et ses jardins. Pour les photos il faudra attendre car la connection de l'hostel est très lente et capricieuse et je n'ai pas encore fini de charger celles de Shanghai.

 

 

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Du 21 août 2010 au ...

  

               Retour à Nanchang

 

 

"Quand le passé rattrappe le présent, le futur est modifié"

                                                                              Ne cherchez pas, c'est de moi.
 

         Il est temps de redonner de nos nouvelles après presque deux semaines de silence, mais croyez-moi ces journées ont été bien remplies.
Voilà, nous avons décidé de faire un stop en Chine. Nous sommes donc revenus à Nanchang où j'avais eu des contacts avec d'anciens collègues de travail lors de notre premier passage en allant vers Guilin. On m'a fait une offre que j'ai finalement acceptée après en avoir discuté avec Chantal. Je vais faire ce que j'ai fait en Chine il y a trente ans de cela, travailler sur une plateforme chimique, cette fois d'une grande société chinoise, et démarrer des unités de fabrication industrielle en tant qu'expert-consultant technique de démarrage. Nous ne renoncons pas pour autant à notre tour du monde qui reste d'actualité, simplement le planning en est modifié.
Il y a plusieurs raisons objectives qui ont motivé cette décision:
- raison financière d'abord, bassement matérialiste allez-vous penser, mais l'offre que l'on m'a faite est très correcte et je dois avouer que j'avais sous-estimé le budget de la première partie de notre voyage car nous avons multiplié les étapes et on ne s'est pas privés en visites et en sorties. Ce stand-by nous permettra de poursuivre notre voyage dans les meilleurs conditions sans nous mettre dans le rouge du point de vue financier. Après tout, des routards vont bien tondre des moutons en Australie ou cueillir des oranges en Californie pour payer leur périple. Pourquoi ne ferais-je pas ce que je sais faire et qui m' a permis d'ouvrir de nouveaux horizons dans le passé?
- raison personnelle ensuite, quoiqu'on dise, il y a une certaine satisfaction (d'aucuns penseront orgueil ou vanité) de savoir qu'on vous reconnaît des compétences et une expérience professionnelle qui ont encore une certaine valeur sur le marché du travail du pays le plus peuplé du monde
- partager cette expérience avec des collègues et amis qui comptent sur vous pour mener un projet important à bien
- le désir de se fixer un moment dans ce pays en pleine mutation et vivre ce changement de l'intérieur autant que possible et à notre humble niveau
- être en immersion complète dans la société chinoise et partager son mode de vie, ce que nous n'avions pas pu vivre autrefois, étant confinés entre français dans un hôtel exclusivement réservé aux lao wai (étrangers), heureusement les temps ont changé
- et enfin rester en contact plus étroit avec notre amie Guimei et sa famille qui nous ont accueillis si chaleureusement
        Peut-être sommes nous aussi fascinés par ce pays immense et ce peuple qui est encore si différent de nous, même si on observe une volonté évidente de nous imiter, nous les occidentaux, pas toujours pour notre meilleur côté. J'ai eu la chance de vivre quelques années aux USA et j'ai maintenant l'opportunité de vivre un certain temps dans la Chine moderne, je ne pouvais pas laisser passer l'occasion. Bien sûr, cela entraîne des choix cornéliens, nous resterons éloignés de notre propre famille plus longtemps, de nos amis en France et nos chiens manqueront encore à Chantal. Mais avec les moyens de communication actuels, la séparation est moins pénible à supporter et nos enfants et petits-enfants comprennent nos motivations; Régine, ma belle-soeur, se dévoue pour garder nos chiens plus longtemps que prévu, et nous l'en remercions. J'aurai ainsi tout loisir de préparer la suite de notre voyage en fonction de l'expérience vécue durant la première partie de notre tour du monde. Nous mettrons ce laps de temps à profit pour que Chantal améliore son anglais et que moi je m'initie au chinois dans la mesure du possible. En attendant, on tient à remercier tous ceux qui nous ont suivis et soutenus pendant ces premiers mois de voyage. Nous donnerons de nos nouvelles sur ce site et ne manquerons pas de donner le signal du (re)départ de notre aventure quand le moment sera venu.

 

 

04 octobre 2010

 

              La vie à Nanchang

 

 

 

        Voilà plus d'un mois que nous sommes sédentarisés à Nanchang. J'ai commencé le travail et tout se passe bien, avec les collègues français expatriés et les collègues de travail chinois. Le boulot est intéressant et je me suis mis rapidement dans le bain, après avoir rempli des obligations administratives incontournables telles qu'une visite médicale poussée et un trajet dans la capitale du district dont dépend l'usine pour renouveler nos visas. Il faudra d'ailleurs y retourner pour une autre prolongation d'un mois avant un voyage à Pékin pour l'obtention du visa Z de résident valable un an, qui n'est délivré que par les autorités de la capitale. Le seul désagrément est la longueur du trajet entre Nanchang et le site industriel, qui prend 45 minutes minimum en voiture. Et heureusement que c'est de l'autoroute. Nous nous sommes occupés tous les week-ends de ce mois à trouver un appartement, chose faite, puis de l'équiper et enfin de déménager nos affaires de l'appart prêté par notre ami et collègue qui retrouvera donc ses pénates en revenant de ses vacances en France. J'ai eu trois jours de congés pour la fête de la mi-automne qui est très prisée ici en tant que fête familiale et nous avons reçu un coffret de gâteaux traditionnels, des " mooncakes", de la direction de l'usine où je travaille. Il y avait des festivités partout dans la ville et de superbes feux d'artifice auprès desquels ceux de nos 14 juillet font pâle figure. D'ailleurs les chinois adorent les feux d'artifice et les pétards, ne se privant pas d'en faire péter à la moindre occasion, même tard le soir ou tôt le matin. Pour un mariage, ce sont des milliers de petits pétards en guirlandes qu'ils allument et qui enfument toute la rue. Le quartier où nous habitons est un quartier neuf de la ville fait de grands buildings de 20 étages ou plus, situé sur la rive gauche de la rivière Ganjiang. Il y a des magasins, des banques, des échoppes d'artisans, des restaurants et deux supermarchés dans un rayon de 300 mètres autour de notre résidence. Nous avons donc toutes les commodités à proximité.

 

Lever de soleil sur la riviere Ganjiang a Nanchang

 

                             Lever de soleil sur la rivière Ganjiang à Nanchang.

 

           On enchaîne avec une semaine de vacances pour la célébration de la Fête Nationale du 1er octobre. Les prochaines seront celles du Nouvel An chinois, en février. Après une semaine de pluie, nous avons profité du retour du beau temps pour nous promener en ville et faire des courses au magasin "Metro" où l'on trouve des produits importés introuvables dans les magasins chinois traditionnels tels que café, moutarde, fromages, salami italien, crème fraîche, etc... toutes choses qui nous rappellent un peu notre Europe, qui pour le moment ne nous manque pas trop. En fait, ce sont surtout des habits et des chaussures qu'il nous a fallu acheter car nous voulons conserver les affaires de notre paquetage du tour du monde. Le plus difficile est de trouver les chemises et une veste XXL pour moi et des chaussures taille 39/40 pour Chantal. Nous n'entrons pas dans les standards vestimentaires des chinois moyens et Nanchang n'est pas Pékin ou Shanghai pour les possibilités de choix. Mais on s'en accommode. Voilà les dernières nouvelles pour le moment, j'essaierai d'en poster d'autres de temps en temps si les circonstances le demandent.

 

 

 

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                                                                                                                 06 novembre 2010

 

                 La vie à Nanchang (suite)

 


 

        Le temps s'est remis au beau ces dernières semaines et Chantal peut en profiter d'autant qu'elle a la compagnie de l'épouse d'un collègue de travail qui est venue passer un mois près de son mari. Toutes les deux s'entendent à merveille et elles ont entrepris l'exploration approfondie des rues de Nanchang, pour dénicher des boutiques, des magasins et des marchés inconnus jusqu'ici. Anne-Marie qui est aussi une cuisinière experte a incité Chantal à essayer des légumes qu'elle n'avait pas l'habitude de préparer jusqu'ici et je profite de leurs expériences sans vergogne. Armées du traducteur électronique de poche d'Anne-Marie elles arrivent à communiquer avec les commerçants du coin et avec les personnes de rencontre au cours de leurs expéditions, le langage des signes faisant le reste. Chantal me dit qu'elle ne voit pas le temps passer avec son amie, elles se sont même mises à étudier les caractères chinois pour mieux s'orienter et déchiffrer les enseignes des magasins. Hélas, Anne-Marie va repartir en France pendant que nous irons à Pékin pour obtenir nos permis de résidents. Chantal espère de tout coeur qu'Anne-Marie pourra revenir au début de l'année prochaine pour reprendre leurs activités communes.

 

 

17 novembre 2010

 

 

                 Virée à Pékin, Tianjin et Tang Gu

 

 

 

       Nous voilà de retour à Nanchang après une semaine passée à Pékin et Tang Gu, un voyage forcé pour raison administrative mais qui nous a permis de retrouver notre amie Guimei. Après deux prolongements de visas à Jiu Jian, le chef-lieu du district dont dépend l'usine de Xinhuo où je travaille, nous sommes obligés d'aller à Pékin pour faire la demande et surtout obtenir le permis de résident pour pouvoir travailler en Chine et ne plus avoir à demander de visa temporaire. La démarche est compliquée et il faut d'abord passer une visite médicale complète dont il faut attendre les résultats plusieurs jours avant de se présenter au guichet de l'administration de la Sécurité Civile avec tous les documents nécessaires pour l'obtention de ce sésame. Heureusement l'entreprise qui m'emploie est maintenant rodée pour ces démarches et tout s'est bien passé, avec pas mal de déplacements en taxi et métro dans la capitale, car les distances sont énormes, les embouteillages constants, et bien sûr les différents bureaux ne sont pas regroupés dans un même quartier. Mais nous voilà tranquilles pour un an, nous pouvons sortir et entrer en Chine à notre guise sans problème. Le bon côté de cette affaire est que cela nous a permis de retrouver notre amie Guimei qui est venue nous rejoindre à Pékin. Nous en avons aussi profité pour faire du shopping, car ici on trouve des habits à notre taille, ce qui n'est pas toujours le cas à Nanchang. Nous avons passé un après-midi à arpenter Silkstreet et Silkmarket avec leur centaines de boutiques dédiées surtout aux étrangers, véritables temples de la contrefaçon et dont les vendeurs et vendeuses font preuve d'une agressivité commerciale que nous n'avons pas vu ailleurs. Le marchandage est la règle et il faut diviser le prix initial par quatre pour avoir le sentiment de ne pas s'être fait avoir!

  

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                                          Le bateau de marbre du Palais d'été à Pékin

    

       

       Puis nous avons consacré plus d'une demi-journée à la visite du Palais d'été. Le décor est somptueux avec les couleurs d'automne et on a du mal à imaginer que tout cela est artificiel, la terre retirée pour creuser l'immense lac a servi pour édifier la colline où se dressent les différents palais, temples et pavillons ainsi que la galerie couverte en bois de plus de 700m dont les peintures viennent d'être restaurées. La plupart des constructions d'origine n'ont pas échappé à la destruction lors du "Sac du palais d'été" par les troupes anglo-françaises en 1860. Tout a été reconstruit par l'impératrice Cixi à la fin du XIXème siècle, elle a rajouté le fameux bateau de marbre dont la construction a englouti le budget de la marine impériale. Mais les jardins aussi valent le détour, superbement aménagés et entretenus, avec des canaux et des lacs secondaires agrémentés de ponts en marbre dans le style chinois le plus pur. D'ailleurs beaucoup de pékinois en ont fait leur jardin d'agréments, y venant pour danser, faire des exercices, jouer ou se promener.
On a repris le TGV local pour aller chez notre amie Guimei où j'ai passé deux jours avant de reprendre un train de nuit pour Nanchang, boulot oblige. Nous nous sommes promenés dans les rues des boutiques pour étrangers de Tang Gu où il y a une Rolex! pour tout le monde, même les moins de cinquante ans n'ayant pas réussi leur vie! n'en déplaise au publiciste Jacques Séguéla. On a fait nos courses sur le marché libre de Tang Gu et c'est le mari de Guimei qui nous a préparé un repas de fête avec du poisson dont j'aimerais qu'il communique la recette à Chantal. S'il commençait à faire frisquet à Pékin avec un vent assez désagréable, à Nanchang nous jouissons d'un été indien et il fait encore 24°C. Chantal est restée quelques jours de plus avec notre amie. Elles en ont profité pour visiter une maison musée en faïence et porcelaine qui peut rivaliser dans le style baroque ou roccoco avec le "Palais idéal" du facteur Cheval, et elles ont écumé les magasins, les marchés et les brocantes de Tianjin. Enfin Chantal a pris le train (couchette dure, faute de billet en couchette molle) pour revenir à Nanchang où nous avons repris notre train-train quotidien. .  .       

 

 

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 28 novembre 2010

 

               La vie à Nanchang (...suite)

 

 

 

       Nous avons récupéré nos passeports avec le précieux permis de résident. Anne-Marie est repartie en France et elle manque à Chantal, toutes les deux étaient bien complices et les journées paraissent plus longues à Chantal. Elle espère beaucoup qu'elle pourra revenir, à deux les promenades dans Nanchang sont plus stimulantes. En attendant, je dois déjà prendre des vacances anticipées car plus tard ce ne sera pas possible à cause du travail, les démarrages d'ateliers vont s'enchaîner. Nous avons donc décidé de reprendre notre bâton de pélerin et d'aller visiter le Vietnam qui était bien sûr dans notre programme du tour du monde. En plus, c'est la bonne période du point de vue météo et j'espère passer juste avant la haute saison touristique. J'ai donc préparé ce voyage par internet et Chantal a ressorti les sacs à dos et les affaires qu'on avait précieusement mis de côté. Anne-Marie nous a fait parvenir le Guide du Routard du Vietnam et j'ai déjà à peu près planifié notre voyage qui devrait durer un peu plus de deux semaines. Contrairement à ce qui était prévu initialement, c'est à dire passer du sud de la Chine au nord du Vietnam, nous prendrons un vol pour Ho Chi Minh-Ville et nous remonterons tout le Vietnam du sud au nord pour rentrer à Nanchang par un autre vol depuis Hanoi.Ce week-end nous mettons la main aux derniers préparatifs, vérification des sacs et des documents pour le voyage. Départ de Nanchang avec une escale à Guangzhou (Canton) mercredi en début d'après-midi.

 

 

 28 janvier 2011

 

 

                L a vie à Nanchang (...suite)

 

 

 

        Voilà le Nouvel An chinois qui arrive. On ne veut pas rester bloqués à Nanchang pendant huit jours, car il nous sera impossible de voyager en Chine, le quart du pays va rentrer chez soi pour cette fête appelée ici "Fête du Printemps". Il n'y a plus de billets de train ou d'avion disponibles pour cette période depuis un moment. On décide donc d'anticiper de quelques jours et de partir visiter le Cambodge. D'autant qu'ici le temps est assez maussade alors que la météo que nous suivons sur TV5 annonce 35°C à Phnom Penh. Aussitôt dit, aussitôt fait! Je prends les e-visas et les billets par internet et c'est parti. A suivre sur les pages du Cambodge...

 

 

17 février 2011

 

 

                La vie à Nanchang (...suite)

 

 

 

        Sur le chemin du retour, nous avons dû faire une escale d'une journée à Guangzhou (Canton) car nous n'avons pas pu avoir un billet de correspondance pour Nanchang. On a donc passé une fin d'après-midi, une soirée, une nuit et presqu'un jour entier à Guangzhou, ce qui n'était pas déplaisant. Cette mégapole n'a bien sûr plus rien à voir avec ce que nous avons connu il y a trente ans. C'est une ville moderne avec d'immenses avenues, des gratte-ciels, des centres commerciaux ultra-modernes très fréquentés et de très beaux parcs le long de la Rivière des Perles.

 

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                                                 La Rivière des Perles à Guangzhou.

 

       Nous avons visité l'ancienne concession française sur l'île de Shamian au centre de la cité dont l'architecture coloniale a été conservée et rénovée. C'est le lieu de promenade priviligié des cantonnais qui veulent fuir les bruits de la ville et la pollution de la circulation. La végétation luxuriante du parc apporte aussi une fraîcheur bienvenue quand le soleil tape fort, ce qui était déjà le cas. Qu'est-ce que ça doit être en plein été? On est quand même allés faire quelques achats dans les boutiques d'un grand centre commercial où on a trouvé des choses à notre taille, ce qui n'est malheureusement pas le cas dans les boutiques de Nanchang. On a aussi surtout apprécié le fait de déjeuner sur une terrasse en plein air et de déguster un vrai expresso à l'italienne.

 

 

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       Voilà déjà une semaine que nous sommes revenus du Cambodge et que nous sommes dans un blizzard froid et humide. Mais aujourd'hui c'était le jour de la Fête des Lanternes qui marque la fin des festivités du Nouvel An chinois ou Fête du Printemps, c'est selon. On est entrés dans l'Année du Lapin que l'on a célébré sous toutes les formes et qui était omniprésent dans les rues, les vitrines et les magasins. L'occasion de finir en apothéose avec des pétards et des feux d'artifices de haute tenue. Nos oreilles et nos yeux s'en souviendront longtemps, et les pompiers et les services d'urgence des hôpitaux sûrement aussi (un grand hôtel a été complètement brûlé à l'ouest de Pékin)

 

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                                                Pour l'Année du lapin place Bayi.

 

         Même à l'usine nous avons eu droit à un spectacle sons et lumières, des pétards et feux d'artifice dans la cour de l'usine. Inconcevable chez nous, mais c'est la tradition qui veut qu'ici on s'éclate au propre comme au figuré et le "Allumons le feu " de notre Johnny national paraît bien pâle à côté de ce qui se fait en Chine à cette occasion.

 

      Je suis obligé d'ouvrir un deuxième article  de "Chine" car celui-ci, que je nomme Chine 1,  dépasse les 132000 caractères alloués par article dans le compte administrateur d'Over-blog. Donc, la suite de nos aventures chinoises dans l'article Chine 2.

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commentaires

grienenberger yvonne 24/02/2011 16:55


Je suis toujours vos périples et les commentaires qui vont avec. Continuez à nous émerveiller. Bonne route à tous les deux et à bientôt, yvonne


Dany & Bernard 02/01/2011 21:20


Hello vous deux! Tous nos meilleures voeux pour cette nouvelle année!
Nous vous souhaitons encore d'agréables moments en Chine.
Nous suivons régulièrement votre parcours ainsi que les photos et les commentaires d'Antoine, qui sont très instructifs!

Gros bisous, pensons bien à vous.
Dany & Bernard


Lumis 29/11/2010 22:26


Enfin la suite de vos aventures! Je les attendais impatiemment... Une telle expérience, c'est formidable ;-) Ici, on pense tous les jours à vous et l'on vous espére joyeux et en bonne santé (j'ai
hâte de goûter à la cuisine chinoise de Chantal, hein!).


GERBER Francoise 01/10/2010 14:36


Bonjour Chantal et monsieur,
J'ai eu l'adresse de votre site par les connaissances du club canins.Quelle surprise de voir que dans le commentaire que vous laisse Nolwenn elle parle du Blog de Florence . Nolwenn et Florence a 3
ans voila qui ne nous rajeuni pas.EH Oui, Florence elle n'a pas attendu la retraite pour partir, elle est en vadrouille depuis le 3 Avril 2010 pour au moins 1 an mais elle a deja prevenue qu'elle
allait prolonger.Je vous met l'adresse de son blog et vous pourrez echanger vos experiences et peut etre meme vous croiser.http://joflos.blogspot.com/


Lumis 05/09/2010 08:02


Quelle surprise de lire ce dernier commentaire sitôt un dimanche matin!!!! C'est à la fois étonnant, inattendu mais aussi amusant de voir que la vie nous amène parfois sur des chemins que l'on
avait pas prévu initialement. Cela me met du baume au coeur car il pourrait en être de même pour moi un jour et je me dirai alors que même si les évènements ne prennent pas la tournure que j'avais
planifiée, ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle ;-) Je pense surtout à Chantal à qui les Shih-Shih vont continuer à manquer... La bonne nouvelle, c'est que dès que vous serez reconnectés à
internet, je pourrais la joindre plus souvent! Allez Antoine, au boulot! ;-)


Lumis 25/08/2010 08:33


Les tribulations d'Alsaciens en Chine!

Que de couleurs, de saveurs, de senteurs et d'esthétisme.

Vos retrouvailles avec Guimei font chaud au coeur!

Je constate que vous vous éternisez quelque peu dans ce pays riche en histoire et en coutumes!

Bonne continuation mes amis :-)


Nolwenn 14/07/2010 23:57


Coucou tous les 2,

Ca fait toujours aussi plaisir de lire vos aventures autour du monde. Je vois que le voyage avance et vous decouvrez des choses splendides. Il va quand meme falloir que je me calme un peu sur les
lectures parce qu'entre vous et Florence (Gerber) je vais finir par avoir envie de partir avant meme de commencer a travailler ^^
En tout cas continuez bien
Bisous
Nolwenn

PS: tres tres jolies photos!